Mahmoud Jâbir
(hanbalite – Égypte)

Il est né en 1388 H (1969) dans la ville de Zagazig (gouvernorat de Sharqiyya), en République arabe d’Égypte, et a grandi dans une famille sunnite de rite hanbalite.
Il poursuivit ses études universitaires jusqu’à obtenir une licence (Lisans) en études islamiques et en uṣûl à l’Université al-Azhar.
Depuis son plus jeune âge, Mahmoud aimait lire les sources présentant les écoles et les courants doctrinaux et exposant leurs principes. Toutefois, la lecture d’ouvrages connus tels que Al-Farq bayn al-Firaq, Maqālāt al-Islāmiyyīn, Al-‘Awāṣim min al-Qawāṣim et Al-Milal wa al-Niḥal ne le satisfaisait pas. Il avait souvent le sentiment qu’il existait une erreur chez les uns comme chez les autres ; c’est pourquoi il explorait les livres afin de distinguer les croyances saines des croyances défectueuses.
L’encyclopédie sur les chiites duodécimains
À propos de sa première rencontre, en particulier, avec le chiisme duodécimain, il raconte :
« Une nuit, un ami m’offrit une encyclopédie sur les chiites duodécimains (ja‘farites), rédigée par un auteur égyptien de tendance salafie (wahhabite), occupant un poste académique prestigieux à la fois à l’Université d’al-Azhar et dans une université du Golfe. J’ai longtemps négligé cette encyclopédie, sachant d’avance que tout ce qu’elle contenait relevait de positions doctrinales, et que ce que je pouvais en tirer, au mieux, était une méthode de présentation et une manière d’aborder les sujets. Même ces espaces intellectuels et doctrinaux ne m’intéressaient pas alors, car j’étais absorbé par l’achèvement d’une recherche sur les mouvements islamiques en Égypte et dans le monde arabe, et je tenais à mener à bien une étude consacrée à ce domaine.
Mais un soir, je me suis mis à feuilleter l’ouvrage et à parcourir ses volumes jusqu’à la fin. J’en ai tiré une première remarque : le livre n’est pas abouti sur le plan de la recherche ; l’auteur ne maîtrise pas les outils de la méthode scientifique dans cette encyclopédie, et il manque de la qualité essentielle qui devrait caractériser tout écrivain ou historien : la neutralité scientifique. Pourtant, afin de lui rendre justice en tant que professeur, j’ai relu l’encyclopédie avec davantage de patience et de prudence, me disant que mon observation initiale pouvait être erronée. Finalement, je suis parvenu aux constats suivants :
- Les prémisses ne concordent généralement pas avec les conclusions.
- Le texte cité est interprété de manière forcée, au-delà de ce qu’il peut porter, jusqu’à sortir des limites admissibles de l’interprétation.
- Les conclusions sont annoncées avant même de poser la question et avant d’en exposer les raisons, comme si l’auteur voulait parvenir à ses conclusions quelles que soient les données (!).
- L’auteur traite ces questions sans douceur, sans esprit de fraternité ni souci de l’unité de la communauté : tantôt il les exclut de l’islam, tantôt il les présente comme pires que les juifs, animés de haine envers les gens de l’unicité, et ainsi de suite jusqu’à la fin du livre. »
À partir de là, Mahmoud poursuivit ses recherches sur ce sujet durant des jours, des mois et des années, jusqu’à ce que Dieu lui accorde la lecture du livre Al-Murāja‘āt ainsi que de l’ouvrage L’unité islamique de l’Ayatollah Sayyid Muhammad Bāqir al-Hakîm. Il annonça alors, en définitive, sa conversion éclairée et son adhésion au rite des Gens de la Maison (Ahl al-Bayt, que la paix soit sur eux). Cela eut lieu en 1420 H (2000) en République arabe d’Égypte.
Mahmoud assuma ensuite plusieurs responsabilités et mena diverses activités dans différents domaines, notamment :
- membre du secrétariat du Conseil des Ahl al-Bayt (que la paix soit sur eux),
- membre du secrétariat général de soutien à la Résistance islamique au Liban,
- coordinateur général au sein du comité de l’Est,
- directeur du Forum intellectuel au Centre Yafa d’études,
- directeur du Centre al-Nour pour les études de développement au Caire.
Œuvres
1) Les chiites : racines et semences
Publié par le Centre de recherches doctrinales dans la série Le Voyage vers les Deux Poids, n° 26.
Dans l’introduction, l’auteur s’adresse au lecteur en présentant ainsi le sujet du livre :
- Le titre pourrait laisser croire qu’il traite de toutes les « racines » et de toutes les « semences » du chiisme ; mais il faut écarter cette idée : il n’a pas prétendu rassembler tout ce que le chiisme comporte comme origines et caractéristiques. Il s’est plutôt attaché à éclaircir des points qu’il estime absents de la conscience de la plupart des musulmans d’Égypte et de certains pays sunnites « fermés », en raison des tensions politiques entre ces États et l’Iran, et de ce que la mémoire collective a retenu — de façon réductrice — de l’histoire des conflits politiques entre sunnites et chiites.
- Cette étude n’est pas la seule à traiter des chiites sous l’angle des fondements ; de nombreux écrits antérieurs sont plus profonds et plus englobants. Cependant, il pense avoir abordé le sujet selon une méthode différente, qu’il juge plus proche du lecteur.
- Le lecteur trouvera dans ces pages des douleurs laissées par les blessures du passé, encore non cicatrisées ; il demande donc de ne pas réagir avec crispation, car les blessures entraînent naturellement des douleurs, mais avec patience et traitement, elles peuvent guérir, si Dieu le veut.
- On pourrait lui dire : pourquoi persister à emprunter des chemins qui ne rapportent que de la douleur, et dont le seul « profit » serait de ressasser le passé sans remède ? Il répond : notre défaitisme et notre peur de toucher ces plaies sont précisément ce qui nous a fait reculer tandis que d’autres avancent ; ne nous réveillerons-nous pas pour que notre communauté redevienne, comme Dieu l’a voulu, « la meilleure communauté suscitée pour les hommes » ?
- Ce qui relativise la difficulté, c’est que les points de divergence entre musulmans sont beaucoup moins nombreux que les points d’accord, malgré les efforts de certains pour les grossir jusqu’à la rupture. Avec un peu de retenue et de réflexion, ces questions retrouvent leur juste place : les divergences doivent rester dans le champ des idées et ne pas se transformer en discorde et inimitié. L’unité de la communauté est un principe fondamental de l’islam et ne doit pas être détruit pour des questions ijtihâdî et conjecturales, car ce serait contredire le sens explicite de la religion.
- Le devoir impose à nos savants en particulier, et aux intellectuels et gens de plume en général, de ne pas faire de la science un voile pour la médisance, la calomnie et la consommation injuste de l’honneur des frères. Dieu a agréé l’unité pour les musulmans, et le Prophète compare les musulmans à un seul corps : si un membre souffre, le reste du corps partage la fièvre et l’insomnie. Nous devons donc nous éloigner de la rudesse et de l’emportement ; cela sied davantage à notre éthique.
- Il demande enfin au lecteur de ne pas croire qu’il appelle à une faction particulière ou qu’il dénigre une faction plutôt qu’une autre : ce n’est pas son intention. Il veut seulement confronter une pensée à une autre. Si l’on estime que l’on est, soi et son groupe, les « sauvés », d’autres le prétendent aussi — et voici leurs preuves tirées du Livre de Dieu et de la Sunna de Son Messager.
2) Qui sont les chiites ?
Petit livre de format de poche, destiné au grand public, pour présenter de manière simple les principes du chiisme duodécimain.
3) Les Ahl al-Bayt : leur rang et leur méthode
Coécrit par Mahmoud Jâbir et Ahmad ‘Abd al-Rahîm, dans la série Les Ahl al-Bayt, vol. 1. Première édition : imprimerie Master (Zagazig), 2008.
Le livre traite notamment de :
- les Ahl al-Bayt dans le Coran et la Sunna,
- les Imams des Ahl al-Bayt en tant que transmetteurs du Prophète (que Dieu le bénisse, lui et sa Famille),
- leur méthode d’éducation de leurs disciples,
- leur rôle politique et leur approche,
- les Ahl al-Bayt et les sectes égarées.
4) Repères du rapprochement entre les écoles : voie de l’unité islamique
Coécrit avec Ahmad ‘Abd al-Rahîm al-Sā’iḥ, dans la série Rapprochement entre les écoles islamiques, vol. 1. Publié par le Centre al-Nour (recherches, études, édition), 2008.
L’ouvrage comprend une introduction générale et quatre chapitres :
- conscience du concept de l’être humain en islam,
- conscience du concept de fraternité islamique,
- conscience du concept de rationalité,
- conscience des écoles de pensée islamique.
5) Études sur l’Imam al-Sajjâd (que la paix soit sur lui) — en cours d’impression.
6) C’est le حزب الله
Récit de la naissance, de la résistance et de la victoire ; publié par le Centre Yafa (Le Caire), 2002.
7) Hezbollah et la neuvième guerre contre le Liban
Publié par le Centre Yafa (Le Caire), 2006.
8–9) Que veulent les Frères musulmans en Égypte ? et Les Frères musulmans assassinent leur Imam
Éditions Dâr ‘Urwa (Le Caire), 2004 et 2005.
10–12)
- Dimensions politiques de l’internationalisation des lieux sacrés à La Mecque et Médine
- Les chaînes américaines en Arabie saoudite
- Étude des relations saoudo-américaines : de la sacralisation du pétrole à la profanation des lieux sacrés
Ces trois ouvrages ont été publiés par le Centre al-Muqaddasât (Beyrouth – Liban).
13–14)
- L’internationalisme wahhabite et la destruction de l’islam (rôle de l’Arabie saoudite dans l’atteinte à la stabilité et à la sécurité en Afrique du Nord)
- Le wahhabisme et la reproduction de l’autoritarisme
Imprimés par le Centre Ḥijâzunâ (Casablanca).
15) La problématique de la chute et de l’ouverture
Étude du modèle de l’État fatimide en Égypte ; publié par le Centre Yafa (Le Caire), 2007.
16) Vérification/édition du livre Commentaire du hadith des Deux Poids du cheikh Muhammad al-Washnawî.
À propos de Les chiites : racines et semences
Le premier chapitre examine la question de la succession après le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse, lui et sa Famille), entre la réalité du texte explicite et la théorie de la shûrâ. Le deuxième chapitre traite de la définition du chiisme, de sa naissance, de la géographie politique et des fondements doctrinaux de l’école des Ahl al-Bayt (que la paix soit sur eux). Le troisième chapitre propose une étude sur ‘Abd Allâh ibn Saba’.
La succession : entre le texte et la shûrâ
L’auteur écrit : après le décès du Prophète (que Dieu le bénisse, lui et sa Famille), la communauté entra dans une nouvelle phase de différenciation morale, où un groupe s’éloigna progressivement ; néanmoins, l’islam demeure assez vaste pour accueillir ces différences.
Après le départ du Prophète, les Ansâr se réunirent à la Saqîfa des Banû Sâ‘ida pour décider de la conduite de la communauté et de celui à qui reviendrait sa direction, jusqu’à ce qu’Abû Bakr devienne calife. Cet épisode fit l’objet de divergences et donna lieu à trois positions :
- Le Prophète aurait désigné Abû Bakr par un texte explicite ou implicite… (avec plusieurs traditions citées).
- Le Prophète aurait désigné ‘Ali ibn Abî Tâlib par un texte explicite, clair et massivement transmis en plusieurs occasions… (avec le hadith des Deux Poids, etc.).
- Il n’y aurait pas eu de désignation ; l’affaire relèverait de la shûrâ générale…
L’auteur rapporte ensuite les arguments des partisans de chaque position, puis mentionne le refus chiite de la thèse de la shûrâ sans désignation, en s’appuyant notamment sur l’idée que le Prophète ne laissait pas Médine sans représentant, même pour un court voyage, et sur l’obligation de la recommandation testamentaire (waṣiyya) établie par le Coran.
Il cite enfin plusieurs sources sur le hadith de Ghadîr et sa transmission, puis évoque des récits liés à la demande d’écriture d’un écrit au cours de la dernière maladie du Prophète.
Références (telles que citées dans le texte)
- Sahîh al-Bukhârî, 4:191.
- Sahîh Muslim, 7:110.
- Kitâb as-Sunna d’Ibn Abî ‘Âṣim : 535.
- Musnad Abî Dâwûd : 210.
- Faḍâ’il aṣ-Ṣaḥâba (an-Nasâ’î) : 30.
- Sahîh Muslim, 7:122.
- Musnad Aḥmad, 1:47.
- al-Baqarah : 180.
- Aṣ-Ṣawâ‘iq al-Muḥriqa : 42.
- Khaṣâ’iṣ Amîr al-Mu’minîn : 93.
- Al-Mustadrak ‘alâ aṣ-Ṣaḥîḥayn, 3:109.
- Kanz al-‘Ummâl, 1:187.
- al-Mâ’idah : 67.
- Al-Milal wa an-Niḥal, 1:163.
- Sharḥ Nahj al-Balâgha (Ibn Abî al-Ḥadîd), 12:20–21.
- Sahîh al-Bukhârî, 7:9 ; aṭ-Ṭabaqât al-Kubrâ, 2:243.
- An-Nihâya fî Gharîb al-Ḥadîth wa al-Athar, 5:246.
- Extraits de Les chiites : racines et semences, pp. 19–26 (légèrement adaptés).
Avr 26 2026
Mahmoud Jâbir
Mahmoud Jâbir
(hanbalite – Égypte)
Il est né en 1388 H (1969) dans la ville de Zagazig (gouvernorat de Sharqiyya), en République arabe d’Égypte, et a grandi dans une famille sunnite de rite hanbalite.
Il poursuivit ses études universitaires jusqu’à obtenir une licence (Lisans) en études islamiques et en uṣûl à l’Université al-Azhar.
Depuis son plus jeune âge, Mahmoud aimait lire les sources présentant les écoles et les courants doctrinaux et exposant leurs principes. Toutefois, la lecture d’ouvrages connus tels que Al-Farq bayn al-Firaq, Maqālāt al-Islāmiyyīn, Al-‘Awāṣim min al-Qawāṣim et Al-Milal wa al-Niḥal ne le satisfaisait pas. Il avait souvent le sentiment qu’il existait une erreur chez les uns comme chez les autres ; c’est pourquoi il explorait les livres afin de distinguer les croyances saines des croyances défectueuses.
L’encyclopédie sur les chiites duodécimains
À propos de sa première rencontre, en particulier, avec le chiisme duodécimain, il raconte :
« Une nuit, un ami m’offrit une encyclopédie sur les chiites duodécimains (ja‘farites), rédigée par un auteur égyptien de tendance salafie (wahhabite), occupant un poste académique prestigieux à la fois à l’Université d’al-Azhar et dans une université du Golfe. J’ai longtemps négligé cette encyclopédie, sachant d’avance que tout ce qu’elle contenait relevait de positions doctrinales, et que ce que je pouvais en tirer, au mieux, était une méthode de présentation et une manière d’aborder les sujets. Même ces espaces intellectuels et doctrinaux ne m’intéressaient pas alors, car j’étais absorbé par l’achèvement d’une recherche sur les mouvements islamiques en Égypte et dans le monde arabe, et je tenais à mener à bien une étude consacrée à ce domaine.
Mais un soir, je me suis mis à feuilleter l’ouvrage et à parcourir ses volumes jusqu’à la fin. J’en ai tiré une première remarque : le livre n’est pas abouti sur le plan de la recherche ; l’auteur ne maîtrise pas les outils de la méthode scientifique dans cette encyclopédie, et il manque de la qualité essentielle qui devrait caractériser tout écrivain ou historien : la neutralité scientifique. Pourtant, afin de lui rendre justice en tant que professeur, j’ai relu l’encyclopédie avec davantage de patience et de prudence, me disant que mon observation initiale pouvait être erronée. Finalement, je suis parvenu aux constats suivants :
À partir de là, Mahmoud poursuivit ses recherches sur ce sujet durant des jours, des mois et des années, jusqu’à ce que Dieu lui accorde la lecture du livre Al-Murāja‘āt ainsi que de l’ouvrage L’unité islamique de l’Ayatollah Sayyid Muhammad Bāqir al-Hakîm. Il annonça alors, en définitive, sa conversion éclairée et son adhésion au rite des Gens de la Maison (Ahl al-Bayt, que la paix soit sur eux). Cela eut lieu en 1420 H (2000) en République arabe d’Égypte.
Mahmoud assuma ensuite plusieurs responsabilités et mena diverses activités dans différents domaines, notamment :
Œuvres
1) Les chiites : racines et semences
Publié par le Centre de recherches doctrinales dans la série Le Voyage vers les Deux Poids, n° 26.
Dans l’introduction, l’auteur s’adresse au lecteur en présentant ainsi le sujet du livre :
2) Qui sont les chiites ?
Petit livre de format de poche, destiné au grand public, pour présenter de manière simple les principes du chiisme duodécimain.
3) Les Ahl al-Bayt : leur rang et leur méthode
Coécrit par Mahmoud Jâbir et Ahmad ‘Abd al-Rahîm, dans la série Les Ahl al-Bayt, vol. 1. Première édition : imprimerie Master (Zagazig), 2008.
Le livre traite notamment de :
4) Repères du rapprochement entre les écoles : voie de l’unité islamique
Coécrit avec Ahmad ‘Abd al-Rahîm al-Sā’iḥ, dans la série Rapprochement entre les écoles islamiques, vol. 1. Publié par le Centre al-Nour (recherches, études, édition), 2008.
L’ouvrage comprend une introduction générale et quatre chapitres :
5) Études sur l’Imam al-Sajjâd (que la paix soit sur lui) — en cours d’impression.
6) C’est le حزب الله
Récit de la naissance, de la résistance et de la victoire ; publié par le Centre Yafa (Le Caire), 2002.
7) Hezbollah et la neuvième guerre contre le Liban
Publié par le Centre Yafa (Le Caire), 2006.
8–9) Que veulent les Frères musulmans en Égypte ? et Les Frères musulmans assassinent leur Imam
Éditions Dâr ‘Urwa (Le Caire), 2004 et 2005.
10–12)
Ces trois ouvrages ont été publiés par le Centre al-Muqaddasât (Beyrouth – Liban).
13–14)
Imprimés par le Centre Ḥijâzunâ (Casablanca).
15) La problématique de la chute et de l’ouverture
Étude du modèle de l’État fatimide en Égypte ; publié par le Centre Yafa (Le Caire), 2007.
16) Vérification/édition du livre Commentaire du hadith des Deux Poids du cheikh Muhammad al-Washnawî.
À propos de Les chiites : racines et semences
Le premier chapitre examine la question de la succession après le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse, lui et sa Famille), entre la réalité du texte explicite et la théorie de la shûrâ. Le deuxième chapitre traite de la définition du chiisme, de sa naissance, de la géographie politique et des fondements doctrinaux de l’école des Ahl al-Bayt (que la paix soit sur eux). Le troisième chapitre propose une étude sur ‘Abd Allâh ibn Saba’.
La succession : entre le texte et la shûrâ
L’auteur écrit : après le décès du Prophète (que Dieu le bénisse, lui et sa Famille), la communauté entra dans une nouvelle phase de différenciation morale, où un groupe s’éloigna progressivement ; néanmoins, l’islam demeure assez vaste pour accueillir ces différences.
Après le départ du Prophète, les Ansâr se réunirent à la Saqîfa des Banû Sâ‘ida pour décider de la conduite de la communauté et de celui à qui reviendrait sa direction, jusqu’à ce qu’Abû Bakr devienne calife. Cet épisode fit l’objet de divergences et donna lieu à trois positions :
L’auteur rapporte ensuite les arguments des partisans de chaque position, puis mentionne le refus chiite de la thèse de la shûrâ sans désignation, en s’appuyant notamment sur l’idée que le Prophète ne laissait pas Médine sans représentant, même pour un court voyage, et sur l’obligation de la recommandation testamentaire (waṣiyya) établie par le Coran.
Il cite enfin plusieurs sources sur le hadith de Ghadîr et sa transmission, puis évoque des récits liés à la demande d’écriture d’un écrit au cours de la dernière maladie du Prophète.
Références (telles que citées dans le texte)
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