Imam Ali Personnifiée et l’Exemple Parfait d’un Guide Suprême

Avant toute chose, je dois dire qu’en utilisant le mot « Spiritualité » dans cet écrit, ce n’est autre que la Transcendance Spirituelle qui dirige infailliblement l’Humanité pour atteindre la suprématie idéale, et l’éloigner de toute cupidité, de toute dépendance envers la luxure, la sensualité, la concupiscence et finalement la matérialité insoutenable, désagréable et inconstante qui sont en vérité les causes initiales et originelles de l’égoïsme, de la jalousie, de la rancune, des guerres et des carnages.

Cette transcendance, essaie toujours de guider l’Humanité vers la bonté et le bienfait, vers une conscience sereine, tranquille, apaisée et soulagée, et le respect des intérêts communs, qui n’est rien d’autre qu’une essence douce et étrique, et dont par malheur, sa valeur a été réduite de plus en plus de nos jours…

 

Malheureusement l’attention qui lui est due, pour sa sauvegarde et son maintien, est jour après jour, réduite au néant, de sorte qu’à présent, le zèle et l’inquiétude de beaucoup de chefs sociaux et de politiciens et même certains des chefs d’état sont de plus en plus attirés vers la velléité et le maintien de leurs positions sociales et personnelles, que vers le confort, la paix et le bien-être des peuples et la sauvegarde des intérêts communs…

 

Ils sont plus concernés envers l’accumulation des fortunes colossales et de l’opulence pour eux-mêmes et leurs entourages, que d’autres choses…

 

Dans ce début du troisième millénium, même s’il s’est produit une évolution mentale et un progrès extraordinaire des sciences, grâce à la technologie et l’informatique pour toute chose ayant rapport avec la vie matérielle et la vie extravertie et sociale de l’Homme, cependant par rapport avec la coté spirituel des hommes et au point de vue « Spiritualité » ou « Moralité », non seulement aucun progrès digne d’être nommé n’a été signalé, mais il y a eu aussi une sorte de décadence morale qui est vraiment à déplorer, de sorte que beaucoup de critères éthique et de bases morales et même de principes religieux ont été ignorés, moqués, voire même réduits en cendres, et ce, le plus impunément possible, hélas…

 

De même, des fondements de bases et des principes originels comme la chevalerie, la noblesse d’âme, la loyauté, la modestie, l’humilité, la tolérance, la patience, l’indulgence et l’acceptation totale de la suprématie de la conscience morale et de l’amour du monde d’après, et celui qu’on devrait éprouver pour la planète, sur laquelle on vit, ont été totalement oubliés et mis à part de l’esprit des responsables sociaux, ayant une influence quelconque dans leur cercle social.

 

En fait, on pourrait se rappeler d’un des nobles versets du Saint Coran ayant rapport avec ce thème et qui annonce: «A cause de la conduite des hommes, et par suite des actes accomplis par les mains des hommes, est apparue la corruption…» (De la sourate Ar-Roum)

 

Par conséquence, de nos jours, et beaucoup plus que du temps de l’illustre Marc Aurèle qui écrivit cette phrase par trop célèbre et inoubliable qui déclare: « Il est digne et convenable qu’un souverain soit philosophe, et qu’un philosophe soit un souverain! », l’Humanité de nos jours,a sans aucun doute, un besoin extrême de cela; et si l’Homme s’efforce d’être en voie de la perfection, qui le conduira vers « Utopia », il n’a d’autre choix que de suivre fidèlement le chemin tracé par les Prophètes, les théologiens et les philosophes spirituels…

 

Celui qui a suivi cette Voie Divine le plus fidèlement possible, et qui est l’un des meilleurs guides pour ceux qui veulent atteindre à la perfection et qui aspirent à être de parfaits gentilshommes au sens littéral du mot, et qui respectent absolument l’honneur et la morale, n’est autre que le seigneur des croyants, l’Imam Ali (Paix et salut sur lui)

 

On pourrait non seulement parler de ses mille et une qualités morales, mais aussi parler indéfinitivement et inlassablement de la vie spirituelle que cet illustre Imam mena durant son séjour sur la terre…

 

Durant toute sa noble vie, l’Imam Ali, de sa plus tendre enfance jusqu’à sa mort, a toujours été le symbole de la perfection et un parfait exemple de la « Spiritualité »

 

Il n’a jamais pensé à d’autres chose que la « Spiritualité » et une stricte observance morale, et un amour inné de la perfection. Sa personne était toute vouée à Dieu, à la bienveillance, et à une attention passionnée et absolue pour les intérêts communs, et il s’est toujours sacrifié pour la vérité et la véracité exacte et absolue; ce que lui-même a expliqué ainsi: « Je n’ai jamais regardé quoique ce soit, si ce n’est qu’au devant et au derrière de cette chose, je voyais Dieu, et n’avais d’autre vision devant moi que l’Image Divine! » ou comme la phrase du Prophète Mohammad (que Dieu accorde la Gloire et la Paix à lui et à sa sainte famille)

 

En se référant à l’Imam Ali, le décrivit ainsi: « Fondu, dissout et liquéfié dans l’Essence Divine…! »

 

Cher lecteur (lectrice)! D’après vous, quelle raison existait-elle, excepté un amour illimité envers le Seigneur Omnipotent, et un désir ardent pour la spiritualité. Pour qu’un adolescent d’environ treize ans se voit obligé de parcourir dans une nuit noire, une distance d’un peu plus d’un kilomètre dans un sentier pierreux, rugueux, et difficile qui existe dans les vallées de « Cha’abeh Abi Talib », dans les montagnes situées au sud de la Mecque…?

 

Quelle raison le poussait pour agir comme un soldat guerrier qui fait son devoir dans le front, à ramper sur son ventre, et loin des yeux vigilants des ennemis et des archers qui avaient encerclé et assiégé notre vénéré Prophète et nombre de ses proches parents et amis, à sortir courageusement de la ligne du siège, et de rentrer en cachette à la Mecque pour apporter quelques provisions pour les Musulmans assiégés dans ladite vallée…?

 

Ensuite, en portant la nourriture sur son dos, de rejoindre de nouveau ses amis et ses parents, en ignorant complètement toute fatigue et tout épuisement et toute faim…?

 

Quelle raison existait-elle excepté un amour profond envers Dieu et une concentration absolue envers la spiritualité pour qu’un jeune homme de vingt-deux ans, puisse avoir le courage et la bravoure nécessaire de prendre la place de notre Vénéré Prophète et de dormir à sa place, dans la couchette où des ennemis avaient décidé d’attaquer en pleine nuit pour tuer l’Envoyé de Dieu?! Entre-temps, notre Prophète pouvait se sauver, pendant que lui restait et allait à l’encontre des épées et des flèches de l’ennemi…

 

Quelle personne, hormis Ali, dans les problèmes quotidiens et les difficultés qui existaient dans la fonction de gouverner, se prive de toute solution facile qui n’est pas en concordance et en harmonie avec la Justice et le Droit Divins…?

 

Qui, sauf l’Imam Ali, n’eut jamais recours à de tels artifices et à de telles solutions, même si ses opposants et ses ennemis jurés et certains d’autres, reconnaissaient de tels actes, comme une habileté adroite, et comme une solution finale pour tous leurs problèmes…?

 

L’Imam Ali dit lui-même à ce sujet: « Je connais beaucoup mieux que mon ennemi qui essaie par ruse et tromperie d’arriver à ses fins mesquins, en ignorant les règles de la chevalerie et de l’honneur, les voies et les solutions habiles et adroites…!

 

Mais ce qui m’empêche de les utiliser et de les mettre en exécution, ô jamais, je ne commettrai ce genre d’infamie! »

 

De même: « En vérité, quelle personne existe-t-elle qui est volontairement prête à se priver de son droit, pour que des retards et des désordres n’apparaissent point dans les affaires des Musulmans..? »

 

L’Imam Ali est aussi un soldat courageux et brave! Un guerrier qui, dans les moments les plus difficiles d’une bataille mortelle, pendant qu’il se livre à un combat de corps à corps avec l’ennemi, réussit à le jeter dans la poussière et de se mettre sur sa poitrine pour lui trancher la gorge, quand alors, juste à cet instant-là, l’ennemi à cause de l’impuissance qu’il ressentait dans sa dernière heure, et à cause du désespoir et de la terrible honte subie, frustré et enragé, crache sur le visage de celui qui l’avait ainsi vaincu… La réaction de l’Imam Ali est toute autre de ce qu’on pourrait attendre d’un guerrier vainqueur: il se relève immédiatement de sur la poitrine de l’ennemi qui l’avait ainsi avili, méprisé et insulté.

 

Au lieu d’en finir avec son travail, il se retire à un coté pour reprendre son calme et son sang froid, de peur qu’il ne tue son ennemi dans un état et dans un moment de colère, de rage et de vengeance, ou bien pour satisfaire son honneur envers le manque de politesse de l’ennemi!

 

Comme vous le savez sûrement, la force, l’arme et l’épée d’Ali, devaient toujours être utilisés pour la cause de la Justice, pour la préservation des intérêts communs, et la protection de la spiritualité et de la morale; et non pour les intérêts et les désirs instinctifs et personnels…

 

L’Imam Ali est ce même Chef et Calife qui, au moment où il apprit que son très fidèle et cher ami, Osman Ibn Honayf, gouverneur de Bassora, avait été convié à un banquet où tout le beau monde et tous les notables riches et fortunés avaient été invités, sans qu’aucun des pauvres et des opprimés de la ville aient été invités pour se rassasier, se mit tellement en colère qu’il se mit à écrire une lettre remplie de blâmes et de reproches à ce même gouverneur qui était l’un de ses plus dévoués amis, l’un de ses intimes compagnons et collègues, et rempli d’une grande amertume et d’un profond chagrin lui écrivit ce que Jules Csar en recevant les coups de poignards de son fils adoptif Brutus qui l’avait trahi ignominieusement, se tourna stupéfié vers lui, et au plus profond de son désarroi, lui demanda: « Et tu, Bruté…?! » [Toi aussi, Brutus…?] Et lui écrivit: « Ah, Osman…! Toi aussi…? Jamais, ô jamais, je ne t’aurais cru capable d’agir ainsi…! Toi, qui étais mon représentant à Bassora, à te présenter ainsi dans un banquet et d’oublier complètement mes conseils, hélas… »!

 

En vérité, quel chef politique ou social, à part l’Imam Ali existe, qui, tout en possédant une fortune personnelle qu’il avait amassée pendant les vingt cinq ans de sa vie où il avait été obligé de rester en dehors des activités sociales, et en fait, durant sa « traversée du désert » ayant pu produire plusieurs fermes (de cultivation) et plusieurs palmeraies avec la force de son bras et sueur de son front, de sorte que le jour où il fut nommé comme le Calife des Musulmans, possédait personnellement vingt cinq mille palmiers, se complut toujours de rester simple et de ne toucher absolument rien de la caisse de l’argent public, et de se nourrir d’un peu de pain, pour pouvoir ressentir la misère, la pauvreté, la destitution et la faim du plus pauvre et du plus démuni parmi ses subordonnés, au plus profond de son âme ascète et de rester en harmonie avec eux et d’être leur compère pour le meilleur et le pire…?

 

Quel homme dans la race humaine existe comme l’Imam Ali, dont la conscience, la dévotion et la piété brillent tellement et se manifestent avec autant d’éclat…? De sorte qu’environ une heure avant son décès, et pendant qu’il subissait l’agonie, en voyant son meurtrier qui était présent à ses cotés, l’observa avec pitié, compassion et commisération, et recommanda gravement à ses enfants de se bien comporter avec son assassin, et de ne pas le châtier plus qu’il ne devait subir: c’est-à-dire de lui infliger un seul coup d’épée comme lui-même avait frappé d’un seul coup, l’Imam Ali…

 

De tels exemples, nous démontrons que l’Imam Ali est véritablement la personnification suprême et sublime de la spiritualité, et de la dévotion; et c’est cette même force mentale et spirituelle qui le rendait victorieux de ses ennemis dans tous ses combats! Et c’est la même force puissance qui le rend capable d’ébranler et d’arracher la porte de la forteresse de khéybar et de l’ouvrir avec ses propres mains…

 

Lui- même confesse: « Je jure devant Dieu que je n’ai pas arraché la porte de khéybar avec ma force physique, mais avec une force spirituelle! Qui, selon l’interprétation que lui- même avait offert, n’était rien d’autre qu’une « Force Divine ».

 

L’Imam Ali était le plus intime compagnon et le plus sincère disciple et élève de notre vénéré Prophète, et le plus fidèle à suivre ses commandements, autant que tous les Envoyés Divins devaient naturellement être ainsi, et servir Dieu en étant les Messagers de Ses Commandements, et les Prêcheurs des vertus morales, et les Chefs religieux qui guident l’Humanité vers l’évolution et la transcendance spirituelles et religieuses pour la retenir de toute convoitise avide et effrénée.

 

 

L’Imam Ali était ainsi…

 

La crainte de la pauvreté, de la convoitise, de l’insatiabilité et de l’avidité sont les causes initiales de la Chute de l’Homme, dans l’abîme des perversités et des souillures et de l’ignominie…L’Imam Ali dans tous ses écrits et dans tous ses propos, essaie non seulement de minimiser l’importance de la pauvreté et de la misère, mais aussi d’encourager la patience envers la pauvreté. Il conseille les gens à ne pas se monter de telle sorte que leur honneur, leur vertu et leurs principes morales restent à jamais vaincues par la pauvreté, la destitution ou la matérialité; ou bien qu’ils se voient affectés par un esclave envers l’avidité, de sorte qu’ils et privés d’atteindre le rang élevé et sublime de la piété et de la dévotion spirituelle…

 

Un des sermons les plus éloquents de ce grand Imam, parmi les plus grands, est totalement consacré à la louange de la pauvreté (sermon 158).

 

[Comme d’ailleurs les louanges et les prières très sublimes de Saint François d’Assise envers sa « Dame Pauvreté ». Je parle de cet hommes chaste, doux et pieux qui vécut plus de cinq cents ans après l’Imam Ali, et dont par ce métaphore, il se montrait le serviteur dévoué et loyal de la pauvreté pour laquelle il vouait un amour illimité…]

 

Comme je disais donc, l’Imam Ali entre autre, rappelle la pauvreté des grands Prophètes comme David, Moïse, Jésus Christ et Mohammad [Que la Paix et la Gloire de Dieu soient sur eux tous!] Et explique comment ils vécurent dans des conditions difficiles et bien modestes, dues à la pauvreté…

 

Il raconte comment un grand Prophète, tel que David qui était aussi le suzerain absolu des Hébreux, s’occupait à se faire des paniers de pailles, et tissait chaque jour un panier pour pouvoir s’acheter du pain avec la vente de sa fabrication manuelle, pour avoir de quoi subsister, et de pouvoir ainsi assouvir sa faim, avec un morceau de pain d’orge…

 

Il parle aussi de Moïse: de celui qui, d’après le Saint Coran, supplia ainsi le Bon Dieu: « O^ Dieu…! J’ai véritablement besoin de Ton Aide Gracieuse! » et l’Imam Ali ajoute: « Je jure devant Dieu que Moïse, à cet instant précis, avait véritablement faim, et ne demandait rien d’autre qu’une miche de pain… »

 

Et il cite enfin Jésus Christ en exemple [Que la Paix et la Gloire soient sur lui!] Et qui dormait toujours sur la poussière, et reposait sa sainte tête sur une pierre flatte, et ne mangeait que du pain dur, ne s’habillait que d’une bure grossière et rugueuse, et qui n’avait ni femme pour le distraire, ni enfant pour le rendre inquiet, et ni même une fortune pour captiver son attention… Celui même qui utilisait ses mains gracieuses comme « serviteurs », et ses pieds aimables comme « monture »…

 

Et en dernier lieu, l’Imam Ali cite la pauvreté du Prophète Mohammad [que Dieu accorde la Gloire et la Paix à lui et à sa sainte Famille!], au sens littéral mais aussi au sens ésotérique du terme, et décrit la manière dont vivait notre illustre Prophète.

 

Il raconte comment le Prophète Mohammad agissant en toute modestie et humilité, fréquentait les pauvres, et qui, de ses propres mains, raccommodait ses souliers et rapiéçait ses propres habits vieillis, et de toute son âme, aspirait à la pauvreté et se détournait de n’importe quelle fortune matérielle…

 

L’Imam Ali se met ensuite à parler de sa propre condition de vie, et tout en méprisant la matérialité annonce: « Je jure devant Dieu que l’habit que je porte maintenant sur ma personne, est tellement rapiécée que j’ai vraiment honte devant ma femme ou devant ma fille pour leur demander de le raccommoder encore une fois, et d’ajouter un autre morceau de tissu à mon habit usé et déchiré en plusieurs endroits… »

 

Et il ajoute ensuite ironiquement: « De sorte qu’on me demande toujours par curiosité, pour quelle raison je ne jette pas cet habit aux quatre vents?! Et à moi de répondre: « Pour Ali qui ne va pas rester longtemps sur terre, cet habit est plus que suffisant…! »

 

La dernière référence que je voudrais faire, est le caractéristique particulier et la personnalité grandiose et sublime de notre seigneur et maître parmi tous les hommes pieux et vertueux, et qui pourrait peut-être, plus que tout autre exemple, démontrer et faire apparaître cette « spiritualité et religiosité personnifiée » et qui se résume dans ce fait que ce grand Imam, en l’an 38 de l’Hégire [c’est-à-dire deux ans avant d’être assassiné et martyrisé], décida de se donner une petit vacance après une période intense de travail, et une longue et violence guerre; il voulait faire le pèlerinage à Médine et visiter encore une fois la Saint Sépulcre du Prophète et aussi celui de son épouse bien-aimée et chérie, Hazrate Fatima Zahra [que la Gloire et la Paix de Dieu soient sur elle!].

 

Pendant ce voyage, et durant son séjour à Médine, il fit la réduction et de la descente déplorable de l’eau qui coulait dans les canaux souterrains, notre Imam qui avait 61 ans à cette époque, décida de descendre lui-même dans les canaux souterrains. Il descendit dans un puits, et comme un puisatier compétent et plein d’expérience, se mit à travailler avec acharnement, et après plusieurs heures de creusage et de coups de pioches, il répara le canal et quand l’eau souterrain se mit à jaillir avec un courant très fort et puissant, il rendit grâce à Dieu, se haussa rapidement et ressortit du puits, en ordonnant au gardien qui était originaire d’Iran ou bien qui était un prince éthiopien, de lui apporter en toute vitesse de quoi écrire.

 

Il lui apporta ce dont il avait besoin, et notre illustre Imam, en ignorant sa fatigue, et en raison de la grande joie spirituelle qu’il ressentait d’avoir pu faire réapparaître l’eau, se mit à écrire: « Le signataire n’est autre que le serviteur d’Allah: Ali, fils d’Abi Talib, chef spirituel et religieux des croyants.

 

Par conséquent, le soussigné, lègue cette ferme et les canaux souterrains qui y existent et qui se nomme « Boghéybégha » au peuple, et ce, pour la Gloire et l’Agrément de Dieu, et le contentement des Musulmans; de sorte que Dieu, au Jour de la Résurrection, préserve son visage des Feux brûlants de l’Enfer! Personne n’a le droit de vendre au de s’emparer de cette ferme jusqu’au jour du Jugement Dernier! »

 

Et en effet, c’est cela proprement, la « spiritualité et la religiosité personnifiées » qui existaient chez la personne sacrée et illustre d’Ali [Que la Gloire de Dieu soient sur lui!], et qui apparaît dans tout son éclat et dans toute sa splendeur!

 

Cher lecteur [lectrice]! L’eau de ce meme puits, existe encore et toujours, et elle est toujours potable et délicieuse pour tous les serviteurs de Dieu!

 

Il y a un an exactement quand je me trouvais dans la plaine d’Arafat, j’ai eu le bonheur de boire moi-même de cette eau. Le prix d’un verre d’eau coûtait environ un quart de dollar. Cette somme d’argent, au point de vue de notre Loi Canonique, n’est rien d’autre que le prix du récipient en plastique pour cette raison…

 

Notre très grand Soufi et poète, Rumi a dit:

 

« Si tu verses l’eau de la mer dans un pot, il n’en pourra contenir que peu, et encore, pour la raison d’une seule journée…! »

 

En citant ce vers, j’au cru bon de l’inclure du fait meme que j’ai agi, en considérant ce que Rumi avait dit…

 

Qui, j’ai essayé de verser l’Océan immense de la spiritualité et de la moralité d’Imam Ali, dans mes écrits médiocres et indignes de la grandeur et de la majesté sublimes de notre Imam…!

 

Je dois avouer sincèrement que je ne suis point doté d’une éloquence et d’une élocution parfaites et sublimes pour pouvoir décrire et exprimer ce que je ressens sur ce sujet! J’espère seulement que j’ai eu la chance et l’opportunité nécessaires d’avoir pu évoquer en toute modestie, un résumé, quoique condensé et bref, des caractéristiques innés de l’Imam Ali et du tempérament moral, mental et physique de l’Imam Ali et de son admirable [et bien sûr: inimitable!] comportement.

 

A présent, permettez-moi de conclure avec un poème de Saffiyé’ddin-é Hélli qui était un grand poète Chiite du 8ème siècle après l’Hégire [14ème siècle de l’ère Chrétienne]:

 

« Des qualités paradoxales ont été rassemblées en toi, et à cause du fait meme que tu es sans pareil: ô toi, le souverain sage et savant! O toi, le savant courageux! O^ toi, l’Hermite vaillant et audacieux! O^ toi, le pauvre magnanime et généreux! Avec ta personnalité propre, que meme la brise printanière, en reste confuse, en se comparant avec ta douceur, et avec ta colère juste et majestueuse qui fait fondre toute ignominie, certains te crurent plus sublime et plus élevé que tu ne l’es: Ils te crurent Dieu…! »