Question sur le Chiisme 6 : La Flagellation

 

Chaque année, les Musulmans Chiites célèbrent l’Ashoura durant le mois de Muharram. L’Ashoura est un mois de deuil pour les Musulmans Chiites car c’est durant cette période que le petit-fils du Prophète Mohammed (saw), l’Imam Huseyn ibn Ali (s) fût violamment assasiné avec ses compagnons et les hommes de sa famille par les troupes du Calife Ommeyade Yazid.

Dans des articles précédant celui-ci nous avons pu prendre connaissance de la realité historique du monde Musulman durant le temps du Prophète (saw) et aprés sa disparition. Nous savons qui est Huseyn, son rang, son histoire et sa place aux cotés du Prophète (saw). L’idée que certains veulent nous faire croire comme quoi tout allait bien dans le meilleur des mondes est fausse et visent à empecher aux Musulmans de se demander pourquoi l’histoire de l’Islam fût empreinte de division et de guerre, pourquoi les Chiites aiment tant Huseyn (s). Nous avons détaillé avec précision la rivalité entre la tribu du Prophète Mohammed (saw), les Bani Hachem, et la tribu des Ommeyades. La haine des Ommeyades pour le Prophète (saw) était grande, et elle le sera encore plus envers sa descendance comme l’histoire en témoigne. Bien que certaines branches de l’Islam tentent de réhabiliter Mouhawiya fondateur de la dynastie Ommeyade et fils de Abou Soufiane, plus grand ennemi du Prophète (saw), l’ampleur du crime commis par cette homme et son fils Yazid fût un tel tremblement de terre pour le monde Musulman que rien ne pourra l’effacer.

De nombreux savants et historiens Sunnites, non des moindres, reconnaissent les graves dérives Ommeyades. Quand au Chiites ils vouent une haine immense et à juste titre envers les Ommeyades, que le prophète (saw) lui même détestait comme le rapporte Hakim. Comment des personnes responsables de l’assassinat ( et quel assassinat ! ) de l’Imam Huseyn (s), fils cadet d’Ali (s) et de Fatima (s) peuvent être appelé Compagnons. Ceci est une insulte envers le Prophète (saw) qui voué un amour immense pour ses petits-fils Hassan (s) et Huseyn (s), et c’est un grand mensonge que certains veulent étouffer devant les Musulmans sincères, pour ne pas donner raison aux Chiites tout simplement. Alors bien sur pour détourner la chose ils vous diront  » les Chiites insultent les Compagnons  » mais non, les assassins de la Sainte Famille du Prophète ne sont pas des Compagnons et encore moins des Musulmans. Le titre de compagnon réside dans le mérite et pas uniquement dans le fait d’avoir cotoyé durant une certaine période de sa vie le Prophète Mohammed (saw) car le Prophète (saw) fût cotoyé aussi par des hyprocrites qui pourtant attesté reconnaitre Mohammed (saw) en tant que Messager de Dieu, comme en témoigne le Coran :

 » Quand les hypocrites viennent à toi, ils disent : «Nous attestons que tu es certes le Messager d’Allah »; Allah sait que tu es vraiment Son messager; et Allah atteste que les hypocrites sont assurément des menteurs. » S63 V1

« Et parmi les Bédouins qui vous entourent, il y a des hypocrites, tout comme une partie des habitants de Médine. Ils s’obstinent dans l’hypocrisie.

Tu ne les connais pas mais Nous les connaissons. Nous les châtierons deux fois puis ils seront ramenés vers un énorme châtiment. » S9 V101

Dans de prochains articles nous reviendront plus en details sur la définition du Compagnon, et sur la personnalité de l’Imam Huseyn (s).

Le rang de l’Imam Huseyn (s) est prouvé, il fût appelé par le Prophète Mohammed (saw) avec son frère ainé Hassan,  » Prince de la jeunesse du paradis « . Les ennemis de Huseyn (s) pensent-ils voir le paradis en combattant celui qui en est le prince, de la bouche même de leur Prophète (saw) ou en tentant de chercher une quelquonque excuse à ses persécuteurs ? C’est une question que je pose à ceux qui justifient encore le massacre de Karbala ou qui glorifie les Ommeyades. Cela n’a pas suffit que Mouhawiya combatte l’Imam Ali (s), qu’il fasse empoisonner l’Imam Hassan (s), il a fallu que l’Imam Huseyn et sa famille se fasse égorger, jusqu’a un nourrisson de quelques mois nommé Abdallah.

Huseyn est un des membres de Ahl el Beyt, la Sainte Famille purifiée du Prophète (saw), son prénom signifie le  » petit beau « . 3ème Imam des Chiites, aprés l’Imam Ali (s) et l’Imam Hassan (s), c’est par lui que se perpétue la descendance du Prophète Mohammed (saw), d’Ali (s) et de Fatima (s). Dois-je rappeler que l’Imam Mahdi, l’attendu, est issue de la descendance de notre mère Fatima Zahra (s) ?

Les Wahabis ont beau chaque année réediter les livres pour soigneusement coupé les passages genants, rien ne pourra faire taire l’injustice commise à l’Imam Huseyn (s), ce deuil que les Chiites commémorent chaque année depuis 1400 ans, aux prix de souffrance et d’exclusion.

Quelques témoignages sur l’Imam Huseyn

1- Al-Hussayn: un être purifié

– Selon al-Samhûdî (et selon Anas cité par l’imam Ahmad ibn Hanbal):

« Le Prophète venait chaque matin à la porte de ‘Alî, Fatima, al-Hassan et al-Hussayn, et tenant les deux poteaux (de la porte), il s’écriait trois fois « A la prière, à la prière, à la prière », et de réciter ce verset coranique :

«O^ vous les Gens de la Maison (Ahl al-Bayt) : Dieu veut éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement». (Coran, 33: 33)

Cité par ‘Abbas Mahmoud Al-‘Aqqâd « Al-‘Abqariyyât al-Islâmiyyeh -2 » (Les Génies islamiques-2), p. 314, Dâr al-Kitâb al-Lubnâni, Beyrouth

(et par Ibn Kathir) « Istich-hâd al-Hussayn » (Le Martyre d’al-Hussayn), p. 138, Matba’at al-Madani, le Caire

2- Le Prophète, al-Hussayn et le Jour de la Résurrection

L’Imam ‘Alî, cité par l’imam Ahmad Ibn Hanbal, a raconté :

« Un jour le Messager de Dieu est entré chez moi, alors que je dormais (…) Fâtima, al-Hassan et al-Hussayn étaient là. Il dit alors à Fâtima: Moi, toi, ces deux-là et ce dormeur, nous occuperont ensemble une même place le Jour de la Résurrection ».

Cité par Ibn Kathîr « Istich-hâd al-Hussayn », op. cit., p. 142

3- Le Maître de la Jeunesse du Paradis

Abî Sa’ïd al-Khidri, cité par l’imam Ahmad Ibn Hanbal, témoigne :

«Le Prophète a dit: al-Hassan et al-Hussayn sont les deux Maîtres de la Jeunesse du Paradis».

Cité par Ibn Kathîr « Istich-hâd al-Hussayn », op. cit., p. 140

Ibn Sâbit, cité par l’imam Ahmad Ibn Hanbal, témoigne :

« Al-Hussayn Ibn ‘Alî entra un jour dans la mosquée. Jâbir Ibn ‘Abdulâh dit alors : Celui qui aimerait voir le Maître de la Jeunesse du Paradis, qu’il regarde celui-ci (al-Hussayn). C’est ce que j’ai entendu du Prophète».

Cité par Ibn Kathîr

4- Le Prophète, le premier à pleurer du Martyre d’al-Hussayn

L’Imam ‘Alî, cité par l’imam Ahmad Ibn Hanbal a raconté :

– Un jour, en entrant chez le Messager de Dieu, j’ai vu que ses yeux débordaient de larmes. Aussi lui demandai-je:

– «Qu’est ce qui t’a fait pleurer, ô Messager de Dieu? »

– «L’Ange Gabriel, dit-il, vient de me quitter. Il m’a informé qu’al-Hussayn serait tué près de l’Euphrate. Et me demandant, « veux-tu sentir la terre où il sera tué? », il tendit sa main, ramassa une poignée de terre et la donna. Je n’ai pu alors empêcher mes yeux de déborder de larmes».

Cité par Ibn Kathîr « Istich-hâd al-Hussayn », op. cit., p. 126

5- Les larmes d’al-Hussayn fendaient le coeur du Prophète

Lorsque le Prophète entendait al-Hassan ou al-Hussayn pleurer, il disait à sa fille Fâtima:

«Pourquoi cet enfant pleure-t-il? Ne sais-tu pas que ses pleurs me font mal?»

Cité par ‘Abbas Mahmoud al-‘Aqqad . « Al-‘Abqariyyât al-Islâmiyyeh -2 » (Les Génies islamiques -2), chap. « Fatima al-Zahrâ », p. 315

6- Le Prophète et al-Hussayn : Deux E^tres d’une même Essence

Al-Tarmadi, citant Ya’lî Ibn Marrah, rapporte ce témoignage :

– Le Prophète dit : « Hussayn fait partie de moi et je fais partie de Hussayn. Dieu aime qui aime al-Hussayn. Al-Hussayn est un saint (sibt) ». Sibt signifie (dans le texte): ce qu’il y a de meilleur dans une nation (voir le sens détaillé de ce terme dans « Kisân al-‘Arab ».

Cité par Ibn Kathir « Istich-hâd al-Hussayn », op. cit., p. 139

7- Soutenir al-Hussayn est un devoir

Le père de Ach’ath Ibn Samih a dit :

– J’ai entendu le Messager de Dieu dire : « Mon fils – c’est-à dire al-Hussayn – sera assassiné sur une terre dénommée Karbalâ’. Quiconque l’y verra, qu’il le soutienne ».

Cité par Ibn Kathir « Istich-hâd al-Hussayn », op. cit., p. 125

8- Al-Hussayn : critère de la fidélité au Prophète

Abû Hurayrah, cité par l’imam Ahmad Ibn Hanbal, témoigne :

– Le Prophète (P), regardant al-Hassan, al-Hussayn et Fatima (leur mère), dit : « Je serai en guerre contre quiconque aura été en guerre contre vous et en paix avec quiconque aura été en paix avec vous ».

Cité par Ibn Kathir « Istich-hâd al-Hussayn », op. cit., p. 138

9- Mon Dieu : aime al-Hussayn

Selon Ibn Ahmad :

– Le Prophète étreignait al-Hassan et al-Hussayn en disant : « Mon Dieu, je les aime. Aime-les donc ! »

Cité par Ibn Kathir « Istich-hâd, op. cit., p. 141

10- Aimer al-Hussayn, c’est aimer le Prophète

L’imam Ahmad Ibn Hanbal rapporte le témoignage suivant d’Abî Hurayrah :

– Le Prophète a dit : « Celui qui aime al-Hassan et al-Hussayn, m’aura aimé, et celui qui les déteste m’aura détesté ».

Cité par Ibn Kathir « Istich-hâd », op. cit., p. 138

11- Al-Hussayn et les occupants du Ciel

Selon al-‘Izâr Ibn Harith :

– Un jour, alors que ‘Amr Ibn al-‘Aç était à l’ombre de la Ka’ba, et qu’il vit venir al-Hussayn, il dit: «Voici parmi les habitants de la terre le plus aimé des habitants du Ciel».

Cité par Ibn Kathir « Istich-hâd », op. cit., p. 142

Yazid : Commanditaire de l’assassinat d’al-Hussayn

– Lorsqu’on a dit à l’imam Ahmad Ibn HANBAL qu’il y avait des gens qui disaient : Nous aimons Yazid, il répondit :

« Mais comment peut-on aimer Yazid tout en croyant en Dieu et au Jour de la Résurrection ? »

Cité par IBN Taymiyyeh « Ra’s-ul-Hussayn », Cheikh al-Islam Ibn Taymiyyah, Matba’at al-Madani, le Caire, p. 179

Le Massacre de Karbala

En l’an 680, l’Imam Huseyn (s) et sa famille quitte Médine pour Kouffa en Irak en passant par la Mecque. Mouhawiya venait de mourrir et plaça sur le trône son fils Yazid. L’Islam était devenu un royaume, une dictature héréditaire basé sur l’injustice, le crime, l’esclavage, la torture et la tyrannie. Mouhawiya était un habile politicien qui fît empoisonné l’Imam Hassan (s), mais son fils foulé ouvertement les valeurs de l’Islam, on le reconnaissait même comme ivrogne. Mouhawiya prît le soin de faire en sorte que tout le monde prête allégence à son fils, exepté l’Imam Huseyn (s), sachant qu’il se heurterait à son refus, il conseilla même à Yazid de l’ignorer.

A Médine, Huseyn (s) recevait des dizaines de milliers de lettres de tout les Musulmans qui l’appellaient à l’aide contre Yazid. Lorsque Yazid envoya un émissaire à Médine pour forcer l’Imam Huseyn (s) à l’allégence, celui-ci décide de quitter la ville du Prophète (saw) avec sa famille pour la Mecque. A ce moment l’Imam Huseyn (s) peut mener un soulèvement populaire et Islamique contre la dictature des Ommeyades nottament à partir de l’Irak. Son cousin Muslim ibn Aqil est déja à Kouffa et attend l’arrivé de Huseyn (s). Mais l’Imam Huseyn (s) comme le rapporte les traditions savait qu’il serait tué et le premier à le pleurer fût le Prophète (saw) des années bien avant.

Le grand savant Ahmad Ibn Hanbal rapporte dans son Mosnad (vol.1, p.85, had.648), que l’Imam ‘Ali, a dit :

“Un jour que j’entrais chez le Messager de Dieu, Dieu le bénisse lui et les siens, ses yeux débordaient de larmes. Je lui demandai : « O Messager de Dieu, quelqu’un t’aurait-il fâché ? Pourquoi tes yeux débordent-ils de larmes ?

– L’ange Gabriel, me dit-il, vient de me quitter.

Il m’a raconté que [mon petit-fils] Husayn sera tué au bord de l’Euphrate. “Veux-tu que je te fasse sentir de la terre [où il sera tué]?”, me dit-il. Je répondis que oui. Il tendit alors la main, prit une poignée de [cette] terre et me la donna…

Alors je n’ai pu empêcher mes larmes de couler.»

(Mosnad Ahmad Ibn Hanbal, vol.1, p.85, had.648).

A la Mecque, Huseyn (s) entreprend un pélerinage, il quitte la Cité Sainte, lorsqu’il apprend que des tueurs sont envoyés pour l’assasiner, la ou il est interdit de tuer une fourmis. Il se rend en direction de Kouffa, avec l’ensemble de sa famille, qui n’est autre que la famille de notre Prophète (saw), ainsi que ses Compagnons nombreux à ce moment la. Durant le trajet l’imam Huseyn (s) reçoit des nouvelles de Kouffa. Le nouveau gouverneur nommé par Yazid, Obeiydullah ibn Ziad, a réprimé dans le sang les opposants, son cousin Muslim et les siens ont été décapités, leurs corps jetés du hauts des murailles du palais et trainés par des chevaux en guise d’exemple. L’Imam Huseyn (s) informe ses compagnons de la situation et donne la permission à ceux qui le souhaitent de quitter le cortège. A ce moment la beaucoup l’abandonne.

Sur le chemin il rencontre même un célèbre poète arabe (al-Farazdaq) et lui demanda de lui donner une idée de la situation en Irak lors de son départ. Le poète répondit :

« Les gens y sont avec toi de coeur, mais leurs épées sont plutôt du côté des Omayyades. Après tout, le destin se décide au Ciel, et Dieu fait ce qu’IL veut ».

L’Imam Huseyn (s) arrive sur une terre qu’il achète à la tribu des Banni Assad et donne l’ordre à son campement de s’y installé car c’est sur cette terre qu’ils seraient tués, Kerbala, qui signifie  » affliction et malheur « . Il ne restait qu’une centaine de compagnons aux cotés de Huseyn (s). Le petit campement de l’Imam Huseyn (s) se fera encercler durant 7 jours par l’armée de Yazid, commandé par Hour et Omar ibn Saad. Au 7ème jour, le campement sera privé d’accés aux rives de l’Euphrate, donc de l’eau, une privation qui fera grandement souffrir les enfants en bas-âge de la famille de l’Imam (s). Aux 10ème jour, aprés trois jours de soif, sous le soleil du désert Irakien, l’armée de Yazid tente d’obtenir l’allégence de l’Imam Huseyn (s) une ultime fois, qui refuse de reconnaitre Yazid à la tête de la Umma Musulmane. Dans la nuit du 9ème jour, le commandant de l’armée de Yazid, Hour, décide de rejoindre le camp de l’Imam Huseyn (s) avec son fils et son serviteur, il demandera pardon à l’Imam Huseyn (s) et livrera bataille à ses cotés aux10ème jour.

Le 10ème jour est celui que l’on nomme Ashoura, avec la soif, l’imam Huseyn, les hommes de sa famille et sa centaine de compagnons, livreront bataille face à une armée de plus de cinq-milles hommes. Les premiers à mourrir fûrent ses compagnons, puis son fils Ali al Akbar (s), dont les récits rapportent sa grande ressemblance physique avec le prophète Mohammed (saw), ainsi que le fils de l’Imam Hassan (s), Qassim (s) le jeune marié, les fils de Sayida Zaynab (s), la soeur de l’Imam Huseyn (s), fille de l’Imam Ali (s) et de Fatima Zahra (s), Abbas (s) le demi-frère de l’Imam Huseyn (s), qui aura les deux mains tranchés et un oeil transpercé par une flèche alors qu’il tenté de rapporter de l’eau au campement, le nourrison Abdallah qui aura la nuque brisé par une flèche à trois pointes tiré par Harmala, puis l’Imam Huseyn (s).

Aucun soldat de l’armée de Yazid n’osa porter le dernier coup sur Huseyn (s). Voyant cela il s’etait retiré pour prier, alors Chimr ibn Jawchane et Omar ibn Saad allèrent en personne porter le dernier coup. La tête de l’Imam Huseyn (s) fût tranché par Chimr et planté sur un pique, ainsi que celles de touts les martyrs de Karbala. Le campement de l’Imam Huseyn (s) fût pillé et brulé. Zaynab (s) la soeur de Huseyn (s) ) prit la charge du camp, des femmes et des enfants. Un des fils de l’Imam Huseyn, Ali Zayn el Abidin (s), qui était trop malade pour participer à la bataille avait survécu, il fût amené avec le reste des captifs à Damas devant Yazid. Il est le 4ème Imam des Chiites et perpétua la descendance de Huseyn (s) donc du Prophète (s). Dans les prisons de Damas, mourrût la fille de l’Imam Huseyn (s) Soukaina (s). Devant Yazid fut exposé la tête de l’Imam Huseyn (s), qui la tapa de sa canne, provoquant un soulevement de la cour. Les discours de Zaynab (s) et de Ali Zayn el Abidin (s) commencèrent à faire craindre à Yazid un soulèvement populaire, qui l’obliga à liberer la famille du Prophète (saw) mais à garder Zeyn el Abidin sous surveillance. Yazid prétexta que son armée avait crut tuer un prince Arabe rebelle, il dût réprimé la ville sainte de la Mecque que son armée saccaga. Son règne sera de courte durée, mais malheuresement la dynastie des Ommeyade restera.

L’Imam Huseyn (s) se souleva aux noms des principes Islamiques, porté par son grand-père le Prophète Mohammed (saw) et son père l’Imam Ali (s). Dans la vie il faut prendre position, et nous prenons position pour Huseyn ibn Ali (s). Son sacrifice énorme ralluma la flamme de l’Islam, dénaturisé de ses vraies valeurs par les Ommeyades. Il est martyre fils de martyre, frère, cousin, oncle et père d’une lignée de martyre. C’est ce que nous Chiites rappelons à chaque Ashoura par le deuil et les pleures. Tout comme le Prophète (saw) pleura son petit-fils, nous pleurons son petit-fils, dont le rang nous a été expliqué par de multiples hadiths que la grande majorité de la Umma semble avoir oublier. La lumière et l’importance du sacrifice de Huseyn (s) se transmet depuis 14OO ans, malgré la persécutions que les Chiites ont sûbit dans leur histoire à cause de ce soutien sans faille. Il est important que durant cette période de Ashoura, tout les Musulmans et pas seulement les Chiites se rappelent de l’Imam Huseyn (s) pour réparer cette injustice et comprendre le sens de ce soulèvement.

La flagellation

Ces expliquations permettent de comprendre le contexte de l’Ashoura et pourquoi elle est célébré, prenant parfois des formes spéctaculaires.

Beaucoup de gens disent  » regardez ce que font les Chiites « , mais aucun ne se demande,  » mais qu’est il arrivé à Huseyn (s) « .

Pour être clair et précis, la grande et écrasante majorité des Chiites ne pratiquent pas la flagellation qui consiste à revivre le martyre de Huseyn (s) jusqu’au sang. La grande majorité vont à l’Ashoura écouter le Azza de l’Imam Huseyn, c’est à dire son deuil, le récit de son martyre, écouter les hadiths du Prophète (saw) et la vie des Ahl el Beyt, une vie d’amour, de générosité et de sacrifice pour l’Islam, faire des du’as et partager de la nourriture entres les frères.

Cependant les ennemis du Chiisme insistent sur le fait que certains pratiquent la flagellation dans l’excés de leur peine pour l’Imam Huseyn (s). Les savants et autorités religieuses Chiites ont interdit pour certains, déconseillés pour d’autres cette pratique faite par une minorité car blesser son corps est interdit d’une part, et nuit à l’image de la grande majorité des Chiites d’autres part. J’estime que cette question doit faire partie de la réforme du courant Chiite, car le Chiisme est un courant réformateur qui n’a pas fermé la porte de l’Ijtihad (raisonnement juridique), contrairement aux Sunnisme.

Sayed Baker Sadr répond à cette question : Oui la tradition du prophète est sans doute véridique mais n’a aucun rapport avec les funérailles de l’Imam Husseîn: Car celui qui appelle à venger Hussaîn en suivant son chemin. ne profère pas une injure. Puisque les Chi’ites sont des êtres humains: ils ont des sentiments et des émotions qui prévalent à la commémoration de « Achoura »( jour où l’Imam Hussein fût tué en martyr) . en se rappelant ce qui est arrivé à lui et sa famille et ses amis. Nous savons que les bonnes intentions seront récompensées, car Allah récompense Ses serviteurs suivant leurs intentions.

J’ai lu moi-même les rapports officiels du gouvernement Egyptien à l’occasion de la disparition de Jamel Abdenasser la semaine dernière, ces rapports enregistraient plus de huit cas de suicide: les gens se jetèrent des hauts des immeubles où sous les passages des trains etc. Sans compter un grand nombre des blessés. je cite cela comme exemple d’émotions excessives. II n’est pas juste que nos frères Sunnites condamnent leur frères Chi’ites. quand ces dernier pleurent le martyr suprême, eux qui ont vécu la tragédie de l’Imam Hussein depuis sa mort et jusqu’à nos jours. on rapporte même que le Messager de Dieu a lui aussi. pleuré sur son petit fils Hussein ainsi que Gabriel ».

L’excès de la peine fait partie du sentiment humain comme quand on perd un fils, un père ou un frère et la malheureusement nous avons perdus notre Imam, petit fils de Mohammed (saw), plus chère qu’un père, frère ou fils. Nous Chiites qui dans notre grande majorité ne pratiquons pas de flagellation durant Ashoura, devont dire à nos frères minoritaire de mettre un terme à cette vieille pratique, comme l’ont conseillés nos savants. Nous devons continuer à nous souvenir du deuil de l’Imam Huseyn sans cette pratique, qui donne prétexte à nos ennemis pour nous attaquer. Nous souvenir de Kerbala pour que les Musulmans n’oublient pas à travers cette exemple la vrai lutte d’un Musulman qui consiste à vivre comme Mohammed (saw), combattre comme Ali (s) et savoir se sacrifier comme Huseyn (s). Aucun Chiites ne méritent d’être condamnés pour son amour pour Ahl el Beyt, ceux qui doivent être condamnés sont leur assassins et ceux qui les glorifient.