LA PROPHETIE ET L’ERREUR ALLEGUEE DE JIBRAEEL (A.S)‎

LA PROPHETIE ET L’ERREUR ALLEGUEE DE JIBRAEEL (A.S)

Sulaiman : J’ai une question très sensible. Mais avant de la poser, vous me promettez de ne pas vous fâcher et de ne pas vous sentir mal à l’aise.

Ja’far : Nous sommes ici pour discuter de toute chose ouvertement. Posez votre question s’il vous plaît.

Sulaiman : IL est dit que d’après les Shi-ites, la Prophétie était destinée à Ali mais que Jibraeel commis une erreur et délivra la mission divine à Muhammad (s.a.w.s) ?

 

Ja’far : Merci beaucoup de votre question si importante. Toutefois, je tiens à vous dire que c’est une pure invention. Je vous assure que les Shi-ites n’ont aucune croyance pareille. Comment est-ce qu’un Shi-ite pourrait avancer de tel propos? Nous, les Shi-ites, ne pouvons jamais porter une telle accusation à Jibraeel al-Amin (Le Véridique – a.s).

 

 

SOURCES DE LOI ISLAMIQUE

Sulaiman : quelles sont les sources de la Loi Islamique selon les Shi-ites?

 

Ja’far : Tout comme les autres Musulmans, les Shi-ites croient aussi que les sources de la Loi Islamique sont principalement le Coran et la Sunnat (pratique) du Messager d’Allah (s.a.w.s). Toutefois, selon les Shi-ites, la Sunnat du Saint Prophète (s.a.w.s) n’est acceptable que si elle est seulement transmise par Ahle Bayt (a.s). Et ceci, c’est en concordance avec la tradition Prophétique: Oh, peuple, je laisse pour vous deux choses, si vous y restez attachés, vous ne serez jamais dans l’égarement, le livre d’Allah et ma progéniture, mon Ahle Bayt. »

 

(Balaghi, Ala AR-Rahman Pg. 44, 2nd edition)

 

En conséquence, pour les Shi-ites, ‘Sunnat’ consiste aux paroles et aux actions des Masoomeen( les quatorze Infaillibles) parce que les douze Imams (a.s) sont les héritiers de la connaissance Prophétique et leur traditions atteignent le saint Prophète (s.a.w.s) comme a dit Imam Ja’far as-Sadiq (a.s): « Mon hadith est le hadith de mon père(c’est à dire Imam al-Baqir a.s ) et le hadith de mon père est le hadith de mon grand-père et le hadith de mon grand-père est le hadith du saint Prophète (s.a.w.s) et le hadith du saint Prophète (s.a.w.s) est la parole d’Allah, l’Omnipotent. »

 

(Behaarul Anwaar, Vol. 2, Pg. 178)

 

Ainsi, selon les Fuqaha (juristes) Shi-ites, il n’y a aucune différence entre les paroles du Saint Prophète (s.a.w.s) et celles des Saints Imams (a.s).

LE SAINT CORAN OU LE MUSHAF (LE ROULEAU) DE FATEMAH?

Sulaiman : Un autre point est que vous, les Shi-ites, ne croyez pas à l’autorité d’un même Coran que celui des autres Musulmans. Vous avez l’opinion selon laquelle il y’a eu des interpolations dans les versets Coraniques.

 

Ja’far : Il s’agit là d’une autre fausse allégation montée contre les Shi-ites. Vous pouvez aller dans n’importe quelle mosquée ou maison Shi-ite, et vous trouverez le même Coran. Si vous assistez aux prières quotidiennes des Shi-ites, vous entendrez les mêmes versets coraniques. Et si vous fréquentez les rassemblements Shi-ites, vous trouverez que les Shi-ites lisent le même Coran et font des discussions à propos du même saint Coran. De même, les écoles religieuses des Shi-ites enseignent le même Coran et sa traduction. Qui vous a dit que les Shi-ites possèdent un Coran différent? Le Tout-Puissant Allah a protégé le saint livre des additions ou des soustractions quelconques. Et il continuera à le protéger dans l’avenir. Nous avons tous le même Coran qui fut révélé à Muhammad (s.a.w.s) et quiconque ose se prétendre d’un autre livre différent à celui-là, a certes dévié du chemin qu’il soit Shi-ite ou Sunnite.

 

Sulaiman : Mais vos adeptes n’ont-ils pas remplacé le saint Coran avec le Mushaf de Fatemah?

 

Ja’far : Ils ont mal compris ces gens, dommage! Véritablement, il n’y a pas un autre Coran que celui qui se trouve aux mains des Musulmans comme je vous ai déjà dit.

 

Le Mushafe Fatemah est en vérité mentionné dans quelques traditions. Mais le mot Mushaf n’est pas l’équivalent du Coran. Selon le dictionnaire, le mot Mushaf signifie un livre rassemblé. Certaines personnes avaient l’habitude de collecter leurs connaissances dans un livre comme Khalid bine Ma’dan. Il était parmi les Tabein (compagnon des compagnons du Prophète). Il a eu l’honneur de rencontrer soixante dix compagnons du Saint Prophète (s.a.w.s). Son Mushaf est connu sous le nom de Mushaf de Khalid bin Ma’dam. Les Chrétiens utilisent aussi le Mushaf pour leur récitation comme le cas de Sahal, l’esclave d’Atibah dans l’histoire. Il était Chrétien et il récitait la Bible en hommage à son oncle. Il avait l’habitude de l’appeler Mushaf. Et il y’avait également beaucoup de compagnons qui possédaient avec eux un Mushaf. Tous ces compagnons ont écrit dans leur Mushaf des versets du Coran et tout ce qu’ils entendaient du Saint Prophète (s.a.w.s). Ces Mushaf étaient identiques aux livres abrégés de commentaire disponibles de nos jours. Il y’avait un Mushaf pour Ummul Momineen Ayesha, un autre pour Ummul Momineen Hafsah. Et de cette même manière, Fatemah Zahra (s.a) la fille du saint Prophète (s.a.w.s) avait un livre intitulé Mushaf de Fatemah. Il contenait les lois de la Chariat et quelques connaissances du monde invisible. Quelques personnes ont affirmé que c’était là, un autre Coran que les Shi-ites avaient adopté. C’est une sale allégation qui a crée une fente dans la communauté Musulmane.

 

Sulaiman : Mais un de vos érudits a écrit dans un livre qu’il y’a eu une interpolation (tahrif) dans le Coran?

 

Ja’far : C’est juste une minorité de gens qui le disent et personne ne se soucie d’eux. Les Shi-ites croient au même saint Coran et toute chose contraire à cela est faux et n’est qu’une fabrication.

 

 

LES TRADITIONS (AHADITH) ESSAYONS DE NOUS COMPRENDRE ( Un Dialogue Shia-Sunnite ) LES TRADITIONS (AHADITH)

Sulaiman : Y’a-t-il un livre particulier de hadith auquel les Shi-ites se fient pour l’obtention de leurs articles de foi et surtout des Lois Islamiques?

 

Ja’far : Les traditions du Messager d’Allah (s.a.w.s) étaient tout d’abord mémorisés et notés par Imam Ali (a.s). Ensuite, elles étaient transmises à Hasan et Husain (a.s), et par la suite aux Imams (a.s) successifs. Quand les Imams (a.s) citaient les traditions prophétiques en compagnie de leur adeptes, surtout durant la période de l’Imam Ja’far as-Sadiq (a.s) et l’Imam Muhammad al-Baqir (a.s), ces traditions étaient écrites par l’audience pour être finalement rassemblées en 400 manuscrits connus sous al-usool al-Arba’ miya (400 usools). Finalement, quelques érudits et traditionalistes classèrent les traditions et les rassemblèrent dans des livres. Quatre des plus grands livres rassemblés au quatrième et au cinquième siècle de Hijrah sont comme suit:

 

  1. Al-Kafi de Kulayni ( Par Ash-Shaykh Muhammad Bine Yaqoob Al-Kulaini Al-Razi d.329 A.H.)

 

  1. Man La Yahzarul Faqih de Shaykh Sadooq (par Shaykh Abu Ja’far Muhammad Bine Al-Husain Bin Babaway Al-Qummi d.381A.H )

 

  1. Al Istibsar de Tusi (Par Ash Shaykh Abu Ja’far Muhammad bine Al-Hasan At Tusi d.460 A.H)

 

  1. Tahzeebul Ahkam de Tusi (By Ash Shaykh Abu Ja’far Muhammad Bine Al- Hasan At-Tusi d.460 A.H)

 

En plus de ceux ci-dessus, il y a d’autres livres importants comme Wasaael-ush-Shia de Shaykh Hurre Aamili et Jame ul-hadith ash-Shia par Sayed Husain Al-Burujardi. Cependant, les quatre premiers livres mentionnés sont les plus connus.

 

Sulaiman: D’accord, mais les quatre livres mentionnés contiennent un certain nombre de points contraires de ce que vous affirmez.

 

Ja’far: Mon ami! Permettez-moi de vous raconter une petite histoire sur les Shi-ites. Selon ces derniers (les Shi-ites), aucun livre n’est crédible à l’exception du saint Coran. Les livres de hadith ne sont pas les mêmes que le Coran. Ainsi, il peut y avoir des points contradictoires dans ces livres. Nos érudits ne qualifient pas ces livres de livres absolument authentiques (Sehah) Comme le cas de nos frères Sunnites qui ont Sahih Bukhari, Sahih Muslim et Sahih Tirmidhi etc.…Aucun Shi-ite n’affirme que ses livres de hadith sont Sahih. Toutefois, quelques personnes malicieuses prennent des traditions faibles dans nos livres et les exploitent pour diffamer nos croyances et nos pratiques.

 

Sulaiman: Alors, n’avez-vous pas confiance aux livres de hadith?

 

Ja’far: Bien sûr que nous en avons. Toutefois, nous n’acceptons pas toute tradition aveuglement. Chaque hadith doit être suivi seulement après que son authenticité est vérifiée. Cette vérification est assurée par les juristes (Fuqaha) et les érudits de hadith seuls qualifiés à déterminer la faiblesse et la force des traditions à travers les antécédents des narrateurs. Ils étudient aussi les circonstances qui entourent les traditions variées … comprenez-vous frère?

 

 

LES COMPAGNONS

Sulaiman: Maintenant que nous avons fini notre discussion sur les traditions, permettez-moi de vous poser une autre question. Est-ce vrai que vous, les Sh-iites, n’acceptez pas les traditions du Prophète (s.a.w.s) rapportées par les honorables compagnons? Même si vous connaissez qu’Allah les a choisis être les compagnons du saint Prophète (s.a.w.s) et les a honorés dans beaucoup de versets Coraniques en récompense à l’assistance qu’ils ont apportée à son Prophète? D’ailleurs, ils étaient les plus grands savants et avaient un modèle parfait de caractère.

 

Ja’far: Les Shi-ites respectent, valorisent et aiment les bons croyants parmi ceux des compagnons du Messager d’Allah (s.a.w.s). D’habitude, les gens croient que la société au temps du Messager d’Allah (s.a.w.s) était une société parfaite. Mais en réalité, les compagnons du saint Prophète (s.a.ws) étaient composés de beaucoup de sortes de gens, certains avaient effectivement une bonne foi et d’autres étaient de faible foi. Ils n’étaient pas infaillibles. De plus, observez ce qui s’est passé dans l’histoire. Les différends, conflits et effusions de sang ont eu lieu au sein des Musulmans. De ce fait, comment est ce possible de les considérer tous au même pied d’égalité? Parmi eux, il y’avait des compagnons oppresseurs comme il y’avait des opprimés, des assassins et des victimes, des religieux et des irréligieux. Comment peut-on les juger sans pour autant examiner leurs biographies et leurs actions dans l’histoire? Nous devons seulement écouter et croire à ceux qui sont de confiance. Allah a promis certains de ces croyants dans le saint Coran:

 

 » Assurément, Allah fut très content des croyants, lorsqu’ils te prêtaient serment d’allégeance sous l’Arbre, et Il savait ce qui était dans leurs cœurs, et Il les a récompensés par une victoire proche.  »

 

(Surah Fath 48:18)

 

De la même manière, Allah a aussi critiqué les hypocrites dans le saint Coran:

 

 » Il en est aussi parmi les Arabes du désert, autour de vous, qui sont hypocrites; et certains habitants de Médine aussi. Ils s’obstinent dans l’hypocrisie. Tu ne les connais pas; Nous les connaissons. Nous les châtierons à deux reprises; ensuite ils seront livrés à un châtiment rigoureux.  »

 

(Surah Taubah 9:101)

 

Parmi eux, il y’a aussi ceux qui blâmaient injustement la famille du Prophète (s.a.w.s):

 

 » En vérité, ceux qui inventèrent le mensonge sont un groupe parmi vous. Ne croyez pas que ce soit une mauvaise chose pour vous; Au contraire, c’est un bien pour vous. Chacun d’entre eux aura sa part de ce qu’il s’est acquis du péché et celui d’entre eux qui y a joué le rôle principal recevra un châtiment douloureux.

 

Pourquoi les croyants et les croyantes, quand vous avez entendu parler de l’affaire, n’avez-vous pas pensé du bien de vos propres gens, et dit: Ceci est un mensonge manifeste. « !

 

Pourquoi n’ont-ils pas produit quatre témoins pour le prouver? Puisqu’ils n’ont pas produit les témoins nécessaires, ce sont donc eux les menteurs aux yeux d’Allah!

 

Et n’était-ce la grâce d’Allah et sa miséricorde envers vous, dans ce monde et dans l’Au-delà, un grand châtiment vous aurait frappé pour la calomnie dans laquelle vous avez plongé. »

 

(Surah Nur 24:12-14)

 

 » Mais lorsqu’ils voient quelque commerce ou un divertissement quelconque, ils sont attirés, et te laissent debout seul…  »

 

(Surah Jumah 62:11)

 

Il est mentionné dans Sahih Bukhari que le verset ci-dessus fut révélé après que les compagnons du Messager d’Allah (s.a.w.s) lui laissèrent avec seulement quelques escortes loyales.

 

(Sahih Bukhari, Traduction anglaise, Vol. 6, Pg. 391)

 

Et toujours parmi eux, il y’avait ceux qui voulaient l’assassiner après son retour de la guerre de Tabuk.

 

 » Ils jurent par Allah de n’avoir rien dit, mais ils ont assurément proféré des blasphèmes, et après avoir embrassé l’Islam, sont devenus mécréants. Et ils ont médité sur ce qu’ils n’ont pu atteindre par la suite. Et ils ont nourri de la haine seulement parce qu’Allah et son Messager les avaient enrichis de sa munificence. Si donc ils se repentent, cela vaudra mieux pour eux. Mais s’ils se détournent, Allah les châtiera d’un châtiment rigoureux ici-bas et dans l’Au-delà, et ils n’auront ni ami ni aide sur la terre.  »

 

(Surah Taubah 9:74)

 

Et c’est une erreur de croire que le fait d’être simplement un des consorts du Prophète (s.a.w.s) veut automatiquement dire un grand honneur. Les femmes errantes du Prophète (s.a.w.s) sont sévèrement critiquées dans le Coran. Les gens ont exploité les bureaux de ses femmes pour lui faire du mal. Le saint Coran a promis un châtiment à certaines de ses femmes:

 

 » O épouses du Prophète! Au cas où quelqu’une d’entre vous serait coupable de conduite manifestement inconvenante, le châtiment sera doublé pour elle. Et cela est facile pour Allah.

 

Mais quant à celle d’entre vous qui obéit à Allah et à son Messager, et fait de bonnes œuvres, Nous lui accorderons le double de sa récompense; et Nous avons préparé pour elle une provision honorable.

 

O épouses du Prophète! Vous n’êtes pas comme les autres femmes, pourvu que vous soyez pieuses. Alors ne parlez pas d’une voix trop douce, pour que celui dans le cœur de qui est une maladie, ne se sente tenté; Et prononcez des paroles décentes.  »

 

(Surah Ahzab 33:30-32)

 

La Surah Tahrin (66eme chapitre du Coran) fait aussi une parfaite allusion aux femmes errantes du Messager d’Allah (s.a.w.s).

 

D’autre part, le Messager d’Allah (s.a.w.s) avait prédit les actions de certains de ses compagnons. Dans une tradition rapportée par Bukhari, il dit:

 

Certaines personnes de ma Ummat seront conduites et seront placées à la gauche. Je dirai, Mon Seigneur ils sont de ma Ummat, pourquoi les mets-tu en Enfer? On me répondra, tu ne sais pas ce qu’ils ont fait après toi. Puis, je dirai tout comme ce que le Prophète Isa dit : Jusqu’au moment où j’étais avec eux, j’étais témoin. Quand tu m’as appelé, tu étais le seul à les contrôler.  » On me dira que ces gens ont apostasié après que je les ai quittés.  »

 

(Sahih Bukhari, Volume 6, Hadith N° 149)

 

Nous demandons: Quels étaient les partis opposants dans les batailles de Jamal, Naharwan et Siffeen? Et qui a ordonné le meurtre de Calife Uthman (r.a) et l’assassinat d’Imam Ali (a.s)? Pourquoi le saint Prophète (s.a.w.s) prédit qu’Ammar Yassir (r.a) serait tué par un groupe d’apostasiés? Pourquoi devrions-nous respecter les compagnons sans conditions et garder le silence sur de tels incidents? Est-il permis de demeurer tranquille malgré les commandements du Coran qui disent que ceux qui tuent un croyant injustement seront restés éternellement dans l’Enfer? Alors, est-il possible que nous acceptons des traditions d’une personne qui, selon le Coran, est destinée en Enfer? D’autant plus qu’il est prouvé qu’il a tué un autre compagnon intentionnellement?

 

Un des grands érudits et écrivains a écrit un livre dans lequel il a mentionné le phénomène de 150 compagnons inventés.

 

( réf. 150 compagnons imaginaires d’Allamah Sayed Murtuza Askari)

 

Sulaiman : Comment est-ce que beaucoup de fausses traditions pareilles puissent entrer dans le cadre des hadith Musulmans? Quelle est l’intérêt pour cela?

 

Ja’far : C’est un scénario pitoyable! Les Ummayades employèrent des intrigues politiques tout comme les médias pour nourrir des fausses informations aux gens. Ils avaient un seul objectif. Créer et fabriquer des traditions avec l’aide des inventeurs des traditions et des groupes de menteurs. Ils forgèrent des traditions au nom du saint Prophète (s.a.w.s) dans le but de supporter leur politique et leur pouvoir. Comment est-il alors possible pour nous de prendre les Lois Islamiques (Ahkaam-e-Deen) de ce genre des Musulmans?

 

Une enquête s’avère obligatoire dans ce cas.

 

Sulaiman : Cela veut dire que tous les compagnons du Prophète (s.a.w.s) sont de non-confiance?

 

Ja’far : Non, ce n’est pas ainsi. Comme je l’ai déjà mentionné auparavant, il y’a bien parmi eux des compagnons qui ont été de bonne foi, qui ont fait des Jehad et qui ont eu de bonnes intentions malgré les quelques erreurs commises.

 

Sulaiman : O.K! Comment est-il possible de pouvoir distinguer les hypocrites parmi les croyants? Seul Allah peut connaître s’ils ont vraiment eu la foi dans leurs cœurs ou non.

 

Ja’far : C’est très facile! Allah, l’Omnipotent, a informé son Prophète (s.a.w.s) que personne ne pourra aimer Ali (a.s) s’il n’est pas le croyant et personne ne le haïrait sauf les hypocrites. Comme il est mentionné dans les traditions rapportées par Imam Ali (a.s), Ummul Mo’meneen Umme Salma (r.a), Abdullah ibn Abbas, Abuzar Ghaffari, Anas ibn Malik et autres. Abuzar (r.a) dit:  » Nous ne reconnaissions pas les hypocrites qu’avec trois qualités: Leur détournement à Allah et à son Prophète, leur aversion aux prières (salat) et leur haine à l’égard de Ali ibn Abi Talib (a.s). »

 

Abi Saeed Khudri (r.a) dit:  » Nous, les Ans-ars, reconnaissions les hypocrites par leur animosité envers Ali ibn Abi Talib (a.s). »

 

Dans une narration, le Prophète d’Allah (s.a.w.s) a clairement dit :  » Oh Ali, personne ne t’aime excepté le croyant et personne ne te hais excepté l’hypocrite. »

 

( Mustadrakul Sahihain 3:729)

 

Sulaiman : Très bien! Dites-moi maintenant quelle est l’opinion des Imams de Ahle Bayt (a.s) concernant cette affaire?

 

Ja’far : Les Saints Imams (a.s) ont adopté une stratégie à deux dents pour empêcher l’étendu des traditions concoctées. Ils publièrent les menteurs parmi les narrateurs, les réfutèrent et les coursèrent. Et ils exigèrent aux Musulmans de n’accepter que les traditions testées sur la base du Coran et de ne pas considérer les hadith qui échouaient à ce test.

 

Imam Ja’far as-Sadiq (a.s)a dit:  » Toute chose doit être en complémentarité avec le Coran et la Sunna. Et tout hadith qui ne serait pas en conformité avec le Coran est faux. »

 

En conséquence, Les Savants de nos jours divisent tes traditions en quatre groupes basés sur leur authenticité.

 

  1. Correcte

 

  1. Bonne

 

  1. Crédible

 

  1. Faible

 

Sulaiman : Avez-vous une excuse valable pour maudire les compagnons?

 

Ja’far : Il est nécessaire que nous ne formions pas notre croyance à travers les paroles des gens communs. Dans chaque société et dans toutes les religions et sectes, il y’a des pratiques auxquelles les vraies croyances ne s’y basent même pas. Maudire est certes considérée une mauvaise manière et beaucoup de Shi-ites ont donné des fatwas (décrets) selon lesquels maudire est haraam et inclut un péché. Ali (a.s) participa dans beaucoup de batailles mais on se rend compte qu’il a toujours détesté les injures; Et il avait l’habitude de dire: Je n’aime pas que vous soyez parmi les abuseurs. Mais cette action, malgré sa déstabilisation, ne rend pas quelqu’un de Kafir sauf s’il ose maudire le Prophète ou les Imams (a.s) comme il est mentionné dans les traditions authentiques.

 

Sulaiman : Quelle belle explication! Mais comment est-ce que la pratique de maudire a-t-elle commencé dans la société Islamique?

 

Ja’far : C’est vraiment dommage! Nous voyons que les compagnons eux-mêmes ont eu cette pratique. Certains d’entre eux in-juraient les autres, ils employaient des expressions comme  » Fils d’une femme noire » ou  »Oh hypocrite ! ». Mais officiellement, le premier qui a commencé cette pratique de maudire était Muawiya, le fils de Abu Sufyan. Il a commencé cette coutume et avait ordonné ses officiers et ses prédicateurs de maudire Imam Ali (a.s) du haut des chaires des mosquées et dans les sermons des prières de Vendredi. Alors qu’on trouve que Imam Ali (a.s) ordonna ses compagnons de ne pas maudire l’armée de Muawiya lors de la bataille de Siffin.