Hamdallah ibn Hakam al-Sindili

Hamdallah ibn Hakam al-Sindili
Hamdallah ibn Hakam al-Sindili (sunnite – Inde)

Il est né avant l’année 1278 de l’Hégire (1861 de l’ère chrétienne) et a résidé dans la ville de Sindila, relevant du district de Lucknow en Inde.

Il fut l’un des disciples les plus éminents de Mulla Nizam al-Din al-Sahali (1) et se distingua dans la philosophie, la logique et la médecine. Il reçut le titre de « Fazlallah Khan » de la part de Shah Alam (2), un titre qui semble être réservé aux savants et aux personnes vertueuses selon leurs traditions.

Parmi ses ouvrages, on connaît particulièrement son traité de logique : un commentaire sur le livre Sullam al-Ulum de son auteur Muhibbullah al-Bahari al-Sindili (1119 H), connu sous le nom de Sharh Hamdallah, un ouvrage de référence enseigné dans les écoles en Inde et au Pakistan, et qui a donné lieu à plusieurs commentaires. Il a également rédigé un commentaire sur le Zubdat al-Usul de Sheikh al-Bahai et une annotation sur al-Shams al-Bazigha de Mulla Mahmoud ibn Muhammad al-Faruqi al-Jonfuri (1062 H).

Sa conversion au madhhab des Ahl al-Bayt :

Hamdallah a fréquenté les grands savants chiites de son époque et a acquis certaines de leurs sciences. Cherchant la vérité, il a approfondi ses connaissances grâce à l’érudit Mir Muhammad Baqir al-Damad (1041 H), dont l’influence fut déterminante, ce qui lui permit de découvrir la vérité et de choisir le madhhab des Ahl al-Bayt, annonçant publiquement son chiisme (3).

Qui est Mir Damad ?

Il s’agit de Muhammad Baqir ibn Muhammad ibn Mahmoud ibn Abd al-Karim al-Husseini, originaire d’Astrabad et d’Ispahan, connu sous le nom de Damad (4).

Les sources ne précisent pas exactement sa date de naissance, mais il est certain qu’il est né au Xe siècle de l’Hégire et qu’il a vécu plus de quatre-vingts ans.

Il était d’une piété exceptionnelle, récitant abondamment le Noble Coran, accomplissant assidûment les prières surérogatoires et s’efforçant de purifier son âme et son cœur. On raconte qu’il ne posa pas sa tête sur son lit durant quarante ans.

De nombreux savants ont loué ses mérites. Sadreddine al-Tahiri dans Sharh Usul al-Kafi écrit à son sujet : « Mon maître, mon soutien, mon professeur en sciences religieuses et divines, en vérités et principes certains, le très noble, le très lumineux, le savant purifié, le sage divin et juriste pieux, le maître de son temps, le prince éminent et le clairvoyant, l’éminent érudit, l’exception de l’époque, connu sous le nom de Muhammad, surnommé Baqir al-Damad al-Husseini, que Dieu sanctifie son esprit par la lumière divine » (5).

Cheikh al-Hurr al-Amili dit dans Amal al-Amal : « Un savant vertueux, de haute stature, théologien habile, maître des sciences rationnelles, contemporain de notre Sheikh al-Bahai, et poète accompli en persan et en arabe » (6).

Sheikh Asadallah al-Kazimi dans Maqabis al-Anwar écrit : « Le maître courageux et refuge des hommes, l’œil des parfaits, incomparable, pilier des vertus, phare des qualités, océan de science dont on ne peut atteindre la rive, source de mérite infinie, dont les lumières inspirent diverses disciplines et dont les œuvres éclairent les lois sacrées, juriste, narrateur, érudit et sage » (7).

Parmi ses disciples : Sheikh Muhammad ibn Ibrahim al-Shirazi (Sadreddine al-Tahiri), Sheikh Muhammad Mohsen (al-Faydh al-Kashani), Sayyid Muhammad Taqi al-Husseini al-Astrabadi, Sheikh Qutb al-Din al-Ashkuri, Sheikh Khalil al-Ghazi al-Qazvini, Sheikh Abd al-Razzaq al-Lahiji, Mir Fazlallah al-Astrabadi et Sayyid Ahmad al-Amili.

Parmi ses œuvres : al-Rawashih al-Samawiyya, al-Sirat al-Mustaqim, Sharh al-Istibsar, Dhawabit al-Rida‘, Ta’wil al-Maqatta‘at, Nibras al-Diya’, Shar‘at al-Tasmiyya, Unmudhaj al-Ulum, al-Habl al-Matin, al-Sab‘ al-Shidad, Shar‘ al-Najat, al-Ufuq al-Mubin.

Mir Damad mourut en 1041 H à Najaf lors de sa visite des lieux saints avec le roi Safi al-Safavi et fut enterré près de l’Imam Ali (8).