Munir Muhammad Saeed

Munir Muhammad Saeed
Munir Muhammad Saeed (Sunnite – Nigéria)

Il est né en 1395 H. (1975) au Nigeria, et a grandi dans une famille adhérant au madhhab malékite. Il a poursuivi ses études académiques jusqu’à l’obtention d’un diplôme, puis s’est tourné vers l’étude des sciences et connaissances islamiques. Il a abordé ces études avec un esprit ouvert et constructif, se libérant des cadres intellectuels imposés par son environnement, écoutant les enseignements pour en suivre le meilleur. Il s’est affranchi de toute vision sectaire et a étudié afin de découvrir la vérité au milieu des faussetés accumulées.

Après plusieurs années d’efforts, le résultat fut son adhésion au madhhab des Ahl al-Bayt, en 1415 H. (1994), puis il se consacra à l’étude des sciences de la pure lignée de l’Islam au sein de l’école des Ahl al-Bayt au Nigeria. Il y passa un certain temps, jusqu’à se sentir capable d’assumer la responsabilité de l’action conformément au verset coranique :
« Qu’il y ait parmi vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le bien et interdit le mal ; ce sont eux qui réussiront. » (Al-Imran, 104)

Il mit alors toutes ses forces au service de la société pour promouvoir l’action guidée, et Dieu le soutint, lui permettant d’atteindre ses objectifs.

Aujourd’hui, grâce à son attachement au Coran et aux Ahl al-Bayt et à son embarquement sur le navire du salut avec un esprit apaisé et satisfait, il ne se laisse pas troubler par les difficultés qui surviennent en raison de sa persévérance et de sa droiture.

La résistance des convertis face aux obstacles dans leur communauté

Le converti, malgré les obstacles et les persécutions de sa communauté, reste ferme face à tous les courants qui cherchent à le ramener à son ancienne voie. Après sa conversion, il ressent en lui une personnalité forte et cohérente, lui donnant la capacité de surmonter tous les obstacles qui tenteraient de l’éloigner de la voie de la vérité.

Cette grande conviction religieuse lui procure une sérénité intérieure, dépourvue de peur ou d’anxiété.

Dans cette perspective, il s’engage avec vigueur contre les forces hostiles qui tentent de l’empêcher de poursuivre le chemin qu’il a choisi. Sur terre, il n’existe que deux camps : le camp de la foi et le camp de l’égarement. Le camp de la foi s’étend tant que le converti s’y maintient et suit sa méthodologie qui guide toute sa perception de la vie. Dieu a garanti la protection et la victoire de ce chemin jusqu’à ce qu’Il hérite la terre et tout ce qui s’y trouve :
« Dieu paracheve Sa lumière, même si les mécréants le détestent. » (As-Saff, 61:8)
« C’est Lui qui a envoyé Son messager avec la guidance et la religion de vérité afin de la faire prévaloir sur toute autre religion, même si les polythéistes le détestent. » (As-Saff, 61:9)

Ces textes montrent que Dieu fera prévaloir Sa lumière et Sa religion, même contre l’opposition des forces du mal et de l’égarement.

La question qui se pose est : si Dieu a garanti ce triomphe, quel est le rôle de l’être humain croyant dans cette victoire inévitable ?

Le rôle de l’homme placé dans le camp de la foi est de se tenir sur le chemin tracé par la méthodologie divine et de vivre conformément à cette orientation. Il n’a pas à se préoccuper du moment où la victoire divine se manifestera. La progression du croyant sur ce chemin est ainsi testée :
« Nous vous éprouverons jusqu’à connaître ceux parmi vous qui luttent (dans le sentier de Dieu) et qui font preuve de patience, et Nous mettrons à l’épreuve vos nouvelles. » (Muhammad 47:31)

Cette épreuve maintient l’homme dans une conscience constante d’être observé dans toutes ses actions, car son comportement en tant que serviteur est lié à la méthodologie de Dieu. Dans la vie d’épreuves, il doit être soit combattant (moujahid), soit patient, et cette dynamique dans l’épreuve conditionne la récompense divine dans l’au-delà :
« Croyez-vous entrer au paradis avant que Dieu ne connaisse ceux parmi vous qui luttent et qui font preuve de patience ? » (Al-Imran 3:142)

Ainsi, le converti comprend que sa position exige patience et détermination, car le chemin qu’il a choisi est celui des prophètes, qui ont affronté les pires souffrances infligées par leurs communautés :
« Aucun messager ne leur est venu qu’ils ne s’en soient moqués. » (Al-Hijr 15:11)

Avec cette vision, le converti agit après sa conversion avec fermeté et persévérance, face à tous les courants qui tentent de lui retirer ses convictions fondées sur preuves et arguments. Il fait face aux mauvaises actions de ses concitoyens avec calme, conscience et stabilité, suivant une méthodologie issue d’une base de foi solide.

Ainsi, face à ces défis, le converti vit éloigné de la peur, de l’anxiété, de la confusion ou de la fragilité, et remplace ces sentiments par la confiance, la joie, la stabilité et la clarté dans sa position grâce à sa connaissance des enseignements des Ahl al-Bayt.