L’HOMME DANS LE CORAN, LE LIEUTENANT LIBRE DE DIEU

Allah dit: «(rappel-toi) lorsque ton Seigneur dit aux anges:  » Je vais placer sur la terre un lieutenant ». Ils dirent:  » y placeras-Tu quelqu’un qui y sèmera la corruption et répandra le sang, alors que nous, nous (Te) glorifions en (célébrant) Ta louange et proclamons (Ta transcendance et) Ta sainteté? Il dit: « Moi, Je sais ce que vous ne savez pas ».

Ce verset vient à point sur la question de la liberté selon le Coran. L’homme en tant que lieutenant de Dieu, jouit d’une fonction aussi importante que les anges le perçoivent comme un libertinage dans l’exercice de tout son potentiel –et à son gré- comme il le voudrait. A propos de sa liberté, il l’ont redouté et ont anticipé l’accusation selon qu’il répandrait le sang sur terre et sèmerait la terreur, mais cependant Dieu rétorque pour ainsi démentir cette accusation, en sa parole: «je sais ce que vous ne savez pas».

 

Certes Dieu par sa connaissance de l’invisible, il savait que par cette même liberté, cet homme libre pourrait prendre la bonne voie malgré la présence des injustes parmi les siens.

 

Grâce à cette liberté, il porte sur lui la responsabilité de l’engament pris avec Dieu comme révélé dans le Coran. Dieu dit dans ce passage: « nous lui avons (l’homme) montré le chemin (du bonheur); soit il est reconnaissant, soit ingrat (mécréant)».  L’homme a la liberté de choisir la voie qu’il désire emprunter, et c’est par ce choix qu’il précise son mode de vie sur cette terre et dans l’au-delà. Allah dit dans le Coran: «ne lui avons-nous pas montré les deux chemins (du bien et du mal)?»

 

EMANCIPATION DE L’AME PRELUDE DE L’EMANCIPATION DE L’HUMANISME

 

Le Coran déclare: «Dieu ne modifie pas (l’état) des hommes avant qu’ils ne changent ce qui est en eux». (18)

 

La religion islamique commence avec l »émancipation de l’homme à partir du plus profond de son âme, et cela parce qu’il constate à son endroit que la liberté ne consiste pas qu’on lui dise «là est le chemin que nous avons choisi pour toi, vas-y en paix…»(19) mais il devient réellement libre lorsqu’il est capable de critiquer individuellement et se choisir sa voie, du fait qu’il aura confronté ses connaissances et mettra à profit son humanisme pour sa propre guidance.

 

Au moment où les penchants deviennent instrument jugulaire de la conscience humaine, tout le malheur du monde pourra alors devenir une condition de vie permanente pour l’homme et pour la société. Le Coran a par contre souhaité que l’homme passe outre cette voie, qui le pousserait à vivre dans l’individualisme, en lui proposant une voie sans limite et sans controverses( la voie monothéiste ou islamique).

 

Nous le lisons dans les versets suivants:  » aimer les plaisirs est paré (d’attraits) pour les hommes: les femmes, les enfants, les trésors thésaurisés d’or et d’argent, les chevaux blasonnés, les bestiaux et les champs; c’est là une jouissance de la vie de ce monde. (Mais) Dieu, le meilleur retour est auprès de Lui. . Dis:  » vous annoncerais-je encore meilleur que cela (des dites jouissances)? Pour ceux qui sont pieux, existent, auprès de leur Seigneur, des jardins où coulent des rivières (de bonheur), ils y seront éternels, (auront) des épouses pures (parfaites) et l’agrément de Dieu. Et Dieu voit (ses) serviteurs.

 

A travers ces versets, nous pouvons distinguer les différentes faveurs que Dieu a prédisposées pour l’homme, certes le Tout Puissant désire que l’homme abandonne ses passions et ses penchants matérialistes pour lui permettre d’accéder à ce qui imposerait la quiétude dans son existence.

 

Cet être qui possède beaucoup de potentialités susceptibles de lui rendre possible une très grande élévation, se trouve face à une condition: «la dévotion, c’est le joyau, son essence est divin» à la limite de nos perceptions (en tant que serviteurs de Dieu) nous devons réaliser sa divinité et sa toute Puissance. Il nous faut ici préciser que, nous ne lançons pas un grand appel à l’exercice superflu de la spiritualité, ce domaine est réservé aux spécialistes.

 

Ce sont là quelques formes de développement mental de l’homme, et au même moment, il constitue selon l’Islam, le point principal de développement de l’homme, en dépit de quoi toute liberté devient outrage.

 

LA LIBERTE SOCIALE

 

De même que l’homme cherche à équilibrer et à développer son âme, il doit travailler pour améliorer ses conditions de vie sociales.

 

Le Coran avait planifié la voie de l’émancipation de l’homme en lui proposant l’adoration et l’attention à son prochain, tout ceci rentre dans le cadre d’une adoration, nul parmi les hommes ne doit assiéger ses semblables sauf par la permission de Dieu.

 

 » Dis: vous qui avez reçu le livre, venez à une parole commune entre vous et nous: n’adorions que Dieu, ne lui associons rien, ne prenons point les uns les autres des maîtres (seigneurs) à la place de Dieu. (20) L’Islam a, toujours souhaité pour que ses fidèles, puissent s’accrocher à une pensée monothéiste: «point de divinité, de législateur ni de digne d’adoration que Dieu»(21); nul autre ne mérite le plus l’humilité des hommes en dehors de Lui. Aussi longtemps que l’homme demeurera dans le culte assidu ce sera l’expression de renonciation à toute forme d’idolâtrie.

 

LA LIBERTE EN ISLAM, SPECIFICITE ET PARTICULARITE

 

  1. Dans l’appel de l’Islam, se prémunir contre les penchants est une valeur importante, il se traduit par l’attachement aux principes de celui-ci (l’appel) qui est en fait l’emblème du progrès dans la terre de l’humanisme véritable.

 

  1. l’assiduité dans le culte est considérée comme une grande valeur morale en Islam. Par rapport à la loi divine, elle constitue l’argument du jugement qui opposera l’homme à ses fautes. C’est comme pour le cas du jeûne de Ramadan qui serait rompu volontairement, son expiation est entre autre de rendre la liberté à un esclave croyant.

 

Dans le même cadre, il a rendu illicite le mensonge, l’abus de confiance, le manquement de l’homme aux promesses lui faites ou a faites à toute autre personne, l’homicide volontaire d’un musulman ou toute autre injustice à quiconque, même s’il s’agit d’un fœtus…C’est aussi le besoin du développement mental qui a motivé le devoir de voile sur les femmes.

 

  1. Pour ainsi favoriser la transformation de l’homme, il a clairement exposé plusieurs méthodes religieuses, mais qui ne suffisent pas à elles seules, il en a rajouté l’aspect pécuniaire, aussi les diverses cotisations des impôts légaux (zakat) pour que le processus de l’émancipation de l’homme soit réussi.

 

L’homme a bénéficié de beaucoup de faveurs auprès de Dieu et de beaucoup d’honneurs ce qui a fait de lui un être libre, il n’est pas astreint à l’idolâtrie, comme le signale le Coran: «Nous avons effectivement honoré les enfants d’Adam (tous les hommes), Nous les avons portés sur terre et sur mer, Nous leur avons donné ce qui est pur, et Nous leur avons donné précellence sur un très grand nombre (d’êtres) que Nous avons créés». (21) 4. Toutes formes de liberté des peuples, qu’elles soient léguées ou encore obtenues par le bief de leurs religions respectives, doivent essentiellement correspondre aux normes islamiques (de la soumission à Dieu).