{"id":3674,"date":"2022-05-28T06:34:45","date_gmt":"2022-05-28T02:04:45","guid":{"rendered":"http:\/\/al-mostabserin.com\/french\/?p=3674"},"modified":"2022-05-23T19:46:04","modified_gmt":"2022-05-23T15:16:04","slug":"biographie-du-saint-prophete-p","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/al-mostabserin.com\/french\/3674","title":{"rendered":"Biographie du Saint Proph\u00e8te (p)"},"content":{"rendered":"<p>Suite de l\u2019usure du temps et des \u00e9v\u00e9nements historiques, le livre, la loi et la personnalit\u00e9 de ces anciens proph\u00e8tes ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9form\u00e9s et cette d\u00e9naturation a quelque peu obscurci l\u2019histoire de leur vie. Ce que l\u2019on sait d\u2019eux repose principalement sur le texte coranique, les propos du Proph\u00e8te et des saints Imams.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Par contre, l\u2019histoire de la vie de Mohammad s\u2019appuie sur des sources qui l\u2019\u00e9clairent suffisamment. Le Proph\u00e8te bien-aim\u00e9 de l\u2019Islam est le dernier envoy\u00e9 que le Seigneur mis\u00e9ricordieux a d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 aux hommes pour les guider.<\/p>\n<p>Quatorze si\u00e8cles auparavant, le monde vivait d\u2019une telle mani\u00e8re qu\u2019il ne restait de la religion monoth\u00e9iste rien qu\u2019un nom, les gens s\u2019\u00e9tant totalement \u00e9cart\u00e9 de l\u2019unicit\u00e9 divine, de la connaissance de Dieu, des traditions humanistes et de justice sociale ; la tr\u00e8s respectable Ka\u2019aba \u00e9tait devenue le sanctuaire des idoles et la religion d\u2019Abraham transform\u00e9e en idol\u00e2trie. Les Arabes menaient une vie tribale, m\u00eame dans les quelques villes du Hedjaz et du Yemen ; la nation arabe vivait dans les conditions les plus d\u00e9plorables : au lieu de la culture et de 1\u2019\u00e9ducation, parmi les habitants r\u00e9gnaient la luxure, l\u2019obsc\u00e9nit\u00e9, l\u2019ivresse, le jeu ; les jeunes filles \u00e9taient enterr\u00e9es vivantes et la plupart des gens ne parvenaient \u00e0 vivre qu\u2019en volant, pillant, massacrant les biens et le b\u00e9tail de leurs voisins ; faire couler le sang et opprimer les autres \u00e9taient devenus des actes plus qu\u2019honorables. C\u2019est dans un tel milieu, arri\u00e9r\u00e9 et mis\u00e9rable, que le Seigneur affectueux chargea le noble Proph\u00e8te de former et de guider les hommes ; pour atteindre son but. II lui r\u00e9v\u00e9la le Coran \u2013 qui comprenait l\u2019enseignement juste, la connaissance divine, la r\u00e9alisation de la justice, les conseils judicieux \u2013 et le Proph\u00e8te appela les gens \u00e0 suivre ce texte divin, document de v\u00e9rit\u00e9 et d\u2019humanit\u00e9.<\/p>\n<p>Le noble Proph\u00e8te est n\u00e9 en l\u2019an 570 (apr\u00e8s J.C.), soit 53 ans avant l\u2019h\u00e9gire, \u00e0 la Mecque dans une famille consid\u00e9r\u00e9e comme la plus honorable et la plus authentique famille arabe. Avant de venir au monde, il perd son p\u00e8re et \u00e0 six ans sa m\u00e8re meurt, laissant le petit gar\u00e7on \u00e0 la charge de son grand-p\u00e8re, \u2019Abdoul Mouttalib. Ce dernier d\u00e9c\u00e9dant deux ans apr\u00e8s, l\u2019enfant est remis \u00e0 son oncle, l\u2019affectueux Abou T\u00e2lib (p\u00e8re d\u2019Ali, \u00e9mir des croyants) qui va d\u00e8s lors s\u2019occuper de lui. L\u2019oncle en question aimera Mohammad comme son propre fils ; de fa\u00e7on constante, il le soutient et le prot\u00e8ge sans la moindre n\u00e9gligence. Cet appui permanent s\u2019affirmera jusqu\u2019\u00e0 la veille de l\u2019h\u00e9gire.<\/p>\n<p>Les Arabes de La Mecque, comme les autres arabes, \u00e9levaient des moutons et des chameaux, commer\u00e7aient parfois avec les pays voisins, notamment la Syrie. Ils \u00e9taient ignorants et incultes, aucunement soucieux de l\u2019instruction et de l\u2019\u00e9ducation de leurs enfants. Mohammad, comme les autres membres de sa tribu, ne savait ni lire ni \u00e9crire ; mais, d\u00e8s l\u2019enfance il se distinguait des autres par ses diverses qualit\u00e9s : il n\u2019adorait aucune idole, il ne mentait pas, il ne volait pas, il ne trahissait pas, il s\u2019abstenait de commettre de mauvaises actions, il \u00e9tait sage et comp\u00e9tent. Aussi, en tr\u00e8s peu de temps, il avait acquis l\u2019estime et la confiance des gens, d\u2019o\u00f9 son surnom de Mohammad le fid\u00e8le (am\u00een). En effet, les Arabes lui confiaient g\u00e9n\u00e9ralement leurs biens et louaient sa fid\u00e9lit\u00e9 et sa comp\u00e9tence. Il a environ une vingtaine d\u2019ann\u00e9es quand une riche dame de La Mecque \u2013 la grande et noble Khadija \u2013 le choisit comme agent de commerce : gr\u00e2ce \u00e0 sa sagesse et son honn\u00eatet\u00e9, Mohammad r\u00e9alise de gros b\u00e9n\u00e9fices pour cette dame qui, charm\u00e9e de plus en plus par sa personnalit\u00e9 et son savoir-faire, lui propose de l\u2019\u00e9pouser. Bient\u00f4t, ils se marient et le jeune Mohammad poursuit ses activit\u00e9s marchandes comme auparavant.<\/p>\n<p>Jusqu\u2019\u00e0 quarante ans, ce saint homme entretenait de bons rapports avec les gens qui le consid\u00e9raient non seulement comme l\u2019un des leurs mais comme le plus qualifi\u00e9, le plus avis\u00e9 d\u2019entre eux. Ses qualit\u00e9s morales, sa conduite exemplaire, son refus de l\u2019oppression et de la cruaut\u00e9, sa modestie, lui avaient gagn\u00e9 le respect et la confiance des hommes de la r\u00e9gion. Ainsi, quand les Arabes commenc\u00e8rent \u00e0 r\u00e9parer la maison de la Ka\u2019aba, une dispute \u00e9clata entre les divers clans concernant l\u2019installation de la pierre noire ; les parties en pr\u00e9sence firent appel \u00e0 Mohammad pour trancher leur litige. Ce dernier fit d\u00e9poser la pierre noire dans un burnous que les chefs de clans tenaient ensemble. D\u2019un m\u00eame mouvement, ils port\u00e8rent la pierre sacr\u00e9e et la plac\u00e8rent dans la maison aux idoles.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 cette intervention, le litige fut r\u00e9solu sans violence et sans effusion de sang. Avant la diffusion de sa r\u00e9v\u00e9lation proph\u00e9tique et bien que monoth\u00e9iste, donc oppos\u00e9 \u00e0 l\u2019idol\u00e2trie, Mohammad n\u2019avait \u00e9t\u00e9 l\u2019objet d\u2019aucune pression de la part de ses compatriotes ; ceci d\u2019une part, parce que les Arabes laissaient les juifs, les chr\u00e9tiens et autres librement exercer leur religion, d\u2019autre part, parce que Mohammad ne s\u2019en \u00e9tait pas pris encore directement aux croyances et aux superstitions des gens.<\/p>\n<h2>L\u2019histoire du moine Bah\u00eera<\/h2>\n<p>A l\u2019\u00e9poque o\u00f9 Mohammad vivait aupr\u00e8s de son oncle Abou T\u00e2lib, c\u2019est-\u00e0-dire, alors qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas encore pub\u00e8re, il accompagna ce dernier dans son voyage commercial \u00e0 Sh\u00e2m (Damas). La caravane qui \u00e9tait tr\u00e8s importante regorgeait de marchandises ; apr\u00e8s avoir p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 sur le territoire syrien, elle fait une halte pr\u00e8s d\u2019un monast\u00e8re situ\u00e9 \u00e0 proximit\u00e9 de la ville de Basr\u00e2h ; un moine d\u00e9nomm\u00e9 Bah\u00eera sort du couvent et invite les voyageurs \u00e0 venir se reposer \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du monast\u00e8re. Abou T\u00e2lib, comme les autres voyageurs, accepte la proposition, laissant Mohammad surveiller ses affaires et ses biens. Bah\u00eera apprenant que tout le monde est pr\u00e9sent au couvent sauf Mohammad, exige qu\u2019on l\u2019am\u00e8ne. Abou T\u00e2lib appelle alors son neveu install\u00e9 sous un olivier. Apr\u00e8s avoir longuement scrut\u00e9 le jeune adolescent, Bah\u00eera le prend, avec son oncle, \u00e0 part ; il lui demande : \u201cJure moi par I\u00e2t et \u2019Ozz\u00e2 (les deux d\u00e9esses ador\u00e9es par les habitants de La Mecque) que tu r\u00e9pondras \u00e0 ma question\u201d. Mohammad r\u00e9pond : \u201cCes deux idoles sont les choses que je d\u00e9teste le plus\u201d. Bah\u00eera lui demande : \u201cau nom de Dieu l\u2019Unique, je te prie de dire la v\u00e9rit\u00e9. Le jeune Mohammad r\u00e9pond : \u201cJe n\u2019ai jamais menti, j\u2019ai toujours dit la v\u00e9rit\u00e9 ; pose ta question\u201d. Bah\u00eera dit alors : \u201cqu\u2019aimes-tu le plus au monde ?\u201d. Mohammad d\u00e9clare : \u201cla solitude. Bah\u00eera questionne \u00e0 nouveau le jeune adolescent : \u201cQue regardes-tu le plus et qu\u2019aimes-tu regarder le plus ?\u201d. Mohammad dit : \u201cLe ciel et ses \u00e9toiles\u201d. Bah\u00eera lui demande alors : \u201cLorsque tu observes les cieux, tu penses \u00e0 quoi ?\u201d. I1 r\u00e9pond par un long silence. Bah\u00eera, apr\u00e8s avoir examin\u00e9 son front lui dit : \u201cQuand et comment tu t\u2019endors ?\u201d. L\u2019adolescent r\u00e9pond : \u201cQuand je regarde le ciel et les \u00e9toiles, je me vois au-dessus des \u00e9toiles\u201d. Bah\u00eera redemande : \u201cr\u00eaves-tu aussi ?\u201d Le jeune Mohammad d\u00e9clare : \u201cOui, et tout ce que je r\u00eave, je le vois aussi quand je suis r\u00e9veill\u00e9\u201d. Bah\u00eera demande alors : \u201cque vois-tu en r\u00eave ?\u201d, et le jeune adolescent reste muet. Apr\u00e8s un moment de silence, Bah\u00eera demande \u00e0 Mohammad : \u201cPuis-je voir entre tes deux \u00e9paules ?\u201d. Ce dernier acquies\u00e7ant, Bah\u00eera \u00e9carte le v\u00eatement de l\u2019adolescent et d\u00e9couvre un grain de beaut\u00e9 : \u201cC\u2019est bien \u00e7a&gt;&gt; murmure-t-il. Abou T\u00e2lib \u00e9tonn\u00e9 lui lance : \u201cQue dis-tu, qu\u2019est ce que c\u2019est ?\u201d<\/p>\n<p>Bah\u00eera se tournant vers Abou T\u00e2lib lui demande \u201cQuel lien familial te lie \u00e0 cet adolescent ?\u201d. Comme Abou T\u00e2lib aimait Mohammad comme son propre fils, il d\u00e9clare : \u201cC\u2019est mon fils\u201d. Bah\u00eera dit alors : \u201cNon, le p\u00e8re de cet adolescent doit \u00eatre d\u00e9c\u00e9d\u00e9\u201d. \u201cD\u2019o\u00f9 le sais-tu ?\u201d s\u2019enquiert Abou T\u00e2lib surpris, avant de r\u00e9v\u00e9ler au moine que Mohammad est son neveu. Bah\u00eera d\u00e9clare \u00e0 l\u2019oncle : \u201cEcoute-moi bien, un avenir radieux et surprenant attend cet enfant. Si d\u2019autres que moi aper\u00e7oivent ce que j\u2019ai vu, ils le reconna\u00eetront et le tueront. Tu dois le mettre \u00e0 l\u2019abri des ennemis\u201d. Abou T\u00e2leb demande alors : \u201cMais, qui est-il ?\u201d Et, Bah\u00eera lui d\u00e9clare : \u201cSes yeux annoncent un grand proph\u00e8te et son dos indique cette clart\u00e9\u201d.<\/p>\n<h2>L\u2019histoire du moine Nestorien<\/h2>\n<p>Quelques ann\u00e9es plus tard, Mohammad se rend \u00e0 nouveau \u00e0 Sh\u00e2m mais, cette fois, en tant qu\u2019agent commercial de la noble Khadija. Cette derni\u00e8re le fait accompagner de son esclave Missarah. Arrivant pr\u00e8s d\u2019un couvent situ\u00e9 aux environs de Basr\u00e2h, les voyageurs font halte et Mohammad s\u2019installe sous un arbre. Nestor, moine qui connaissait Missarah, sort du couvent pour le recevoir. Il demande \u00e0 Missarah qui est la personne qui repose sous l\u2019arbre. L\u2019esclave r\u00e9pond c\u2019est un homme de la tribu des Qoraysh. Nestor d\u00e9clare alors : \u201cPersonne ne s\u2019arr\u00eate sous cet arbre si ce n\u2019est le proph\u00e8te de Dieu\u201d. Puis, il demande : \u201cEst-ce que ses yeux sont tach\u00e9s de rouge ?\u201d. Missarah r\u00e9pond : \u201cOui, ses yeux ont continuellement cette couleur\u201d. Le moine conclut : \u201cOui, c\u2019est bien lui ; il est le dernier des proph\u00e8tes de Dieu. Pourvu que je puisse entendre son appel lorsqu\u2019il entreprendra sa mission\u201d.<\/p>\n<h2>L\u2019annonce de la bonne nouvelle par les Juifs de M\u00e9dine.<\/h2>\n<p>Nombre de tribus juives qui avaient lu dans leurs livres que bient\u00f4t, un messie allait venir en Arabie, avaient quitt\u00e9 leur patrie pour se rendre au Hedjaz ; elles s\u2019\u00e9taient install\u00e9es \u00e0 M\u00e9dine et aux alentours, attendant l\u2019arriv\u00e9e du proph\u00e8te annonc\u00e9. Comme cette communaut\u00e9 transplant\u00e9e \u00e9tait riche et opulente, les Arabes effectuaient, de temps en temps, quelques raids contre leur campement. Mais, les Juifs supportaient patiemment les m\u00e9faits des pillards car, ils esp\u00e9raient qu\u2019apr\u00e8s la venue du messie ils pourraient se venger de leurs oppresseurs arabes.<\/p>\n<p>Un des principaux facteurs qui contribua \u00e0 favoriser la diffusion de la foi musulmane fut la pr\u00e9paration des consciences ; les hommes de l\u2019\u00e9poque vivant dans l\u2019attente du sauveur de Dieu crurent le nouveau messager et si les Juifs refus\u00e8rent la nouvelle parole divine cela ne releva que de leur fanatisme.<\/p>\n<h2>Le Coran \u00e9voque l\u2019annonce des proph\u00e8tes.<\/h2>\n<p>Le Seigneur Tout-Puissant se r\u00e9f\u00e8re diversement \u00e0 la bonne nouvelle qu\u2019est la proph\u00e9tie : \u201c\u2026 Pour ceux qui suivent l\u2019envoy\u00e9 : le Proph\u00e8te gentil qu\u2019ils trouvent mentionn\u00e9 chez eux dans la Tora et l\u2019Evangile. II leur ordonne ce qui est convenable, il leur interdit ce qui est bl\u00e2mable ; il d\u00e9clare licites, pour eux, les excellentes nourritures ; il d\u00e9clare illicite, pour eux, ce qui est d\u00e9testable ; il \u00f4te les liens et les carcans qui pesaient sur eux. Ceux qui auront cru en lui ; ceux. qui l\u2019auront soutenu ; ceux qui l\u2019auront secouru ; ceux qui auront suivi la lumi\u00e8re descendue avec lui : voil\u00e0 ceux qui seront heureux ! (Coran, VII,157).<\/p>\n<p>\u201cLorsqu\u2019un Livre venant de Dieu et confirmant ce qu\u2019ils avaient re\u00e7u leur est parvenu, \u2013 ils demandaient auparavant la victoire sur les incr\u00e9dules \u2013 lorsque ce qu\u2019ils connaissaient d\u00e9j\u00e0 leur est parvenu, ils n\u2019y crurent pas. Que la mal\u00e9diction de Dieu tombe sur les incr\u00e9dules ! (Coran, II, 89).<\/p>\n<h2>Du commencement de la mission \u00e0 l\u2019H\u00e9gire<\/h2>\n<p>Le Seigneur Tout-Puissant envoya aux hommes un messager pour les inviter \u00e0 l\u2019unicit\u00e9 divine et au monoth\u00e9isme ; I1 d\u00e9l\u00e9gua ce missionnaire dans la p\u00e9ninsule arabe qui \u00e9tait, sans exag\u00e9ration, un foyer de mis\u00e8re, de tyrannie, de corruption, de cruaut\u00e9 et de malheur. Cet envoy\u00e9 appelait les hommes \u00e0 faire le bien, \u00e0 consolider les rapports sociaux, \u00e0 observer la justice, \u00e0 se soulever promptement contre les oppresseurs et pour la v\u00e9rit\u00e9, \u00e0 instaurer le bonheur humain sur des principes de foi, de vertu, de coop\u00e9ration et de d\u00e9vouement. Au d\u00e9but, le Proph\u00e8te, conscient de l\u2019arri\u00e9ration de son milieu, ne divulgua sa mission qu\u2019\u00e0 ceux qui \u00e9taient pr\u00eats \u00e0 entendre la bonne parole ; aussi, il n\u2019eut au d\u00e9but qu\u2019un nombre restreint d\u2019adeptes dont les premiers furent \u2013 d\u2019apr\u00e8s les r\u00e9cits rapport\u00e9s \u2013 son cousin paternel \u2019Ali, premier homme initi\u00e9 \u00e0 l\u2019Islam, et sa femme la noble Khadija, premi\u00e8re initi\u00e9e \u00e0 l\u2019Islam. Apr\u00e8s un certains temps, il re\u00e7ut l\u2019ordre d\u2019inviter ses proches \u00e0 se convertir \u00e0 la foi divine ; suivant le commandement de Dieu, il invita chez lui ses parents et proches (soit environ une quarantaine de personnes) et leur annon\u00e7a la mission dont le Seigneur l\u2019avait charg\u00e9e. Bient\u00f4t, sur ordre divin, il \u00e9tendit son appel et invita le peuple \u00e0 suivre la foi musulmane ; ainsi, il porta le flambeau de la direction divine hors de sa maison afin d\u2019\u00e9clairer tout l\u2019univers. La r\u00e9action des Arabes, surtout ceux qui habitaient La Mecque, fut hostile : les infid\u00e8les, les impies rejet\u00e8rent violemment cette invitation pleine de bonne volont\u00e9. On accusa Mohammad de sorcellerie ; on le traita de rabbin, de fou, de po\u00e8te ; on se moquait de lui, m\u00e9prisant sa personne et son message ; quand il appelait les gens \u00e0 suivre sa nouvelle doctrine ou lorsqu\u2019i1 priait, ses adversaires semaient le trouble et le d\u00e9sordre ; ils allaient m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 lui lancer des ordures, des ronces, des broussailles, des pierres, quand ils ne le frappaient pas. Parfois, on tentait de le corrompre en lui promettant monts et merveilles, croyant ainsi le faire d\u00e9vier de son objectif sacr\u00e9. Mais, toutes ces tentatives rest\u00e8rent vaines, le Proph\u00e8te demeurant in\u00e9branlable, bien qu\u2019attrist\u00e9 par l\u2019ignorance et l\u2019ent\u00eatement de sa nation. D\u2019ailleurs, dans plusieurs versets coraniques r\u00e9v\u00e9l\u00e9s le Seigneur cherche \u00e0 le consoler, l\u2019encourageant \u00e0 faire preuve de patience ; dans d\u2019autres, Dieu lui ordonne de ne point tenir compte des propos et des avances des gens.<\/p>\n<p>Ceux qui suivirent le Proph\u00e8te furent l\u2019objet de multiples attaques et tortures ; certains m\u00eame p\u00e9rirent sous la main de l\u2019infid\u00e8le. Parfois, la pression devenait si intol\u00e9rable que les partisans demandaient \u00e0 leur guide de les autoriser \u00e0 lancer un soul\u00e8vement violent afin d\u2019en finir plus vite, vues les souffrances endur\u00e9es ; mais, le Proph\u00e8te leur disait : \u201cJe n\u2019ai pas encore re\u00e7u d\u2019ordre du Seigneur Tout-Puissant ; il nous faut patienter\u201d. Certains ne purent supporter tant de maux et pliant bagages ils quitt\u00e8rent leur patrie. Bient\u00f4t, la situation devint si critique pour les Musulmans que le Proph\u00e8te autorisa \u00e0 ses partisans de s\u2019exiler en Ethiopie pour se mettre \u00e0 l\u2019abri des pers\u00e9cutions de leurs compatriotes. Un premier groupe, avec Dja\u2019afar Ibn Abou T\u00e2lib (fr\u00e8re de l\u2019Emir des croyants et un des compagnons pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s du Proph\u00e8te) \u00e0 sa t\u00eate, prit le chemin de l\u2019Ethiopie. Quand les infid\u00e8les de La Mecque apprirent l\u2019exil des Musulmans, ils d\u00e9l\u00e9gu\u00e8rent deux repr\u00e9sentants charg\u00e9s de pr\u00e9sents aupr\u00e8s du roi d\u2019Ethiopie pour demander au souverain l\u2019extradition des exil\u00e9s ; mais, Dja\u2019far Ibn Abou T\u00e2lib parvint \u00e0 convaincre le roi, les pr\u00eatres chr\u00e9tiens et les autorit\u00e9s du pays : dans un discours \u00e9loquent, il leur parla de la personnalit\u00e9 lumineuse du Proph\u00e8te, des pr\u00e9ceptes de l\u2019Islam et leur r\u00e9cita des versets de la sourate Marie ; les propos de Dja\u2019far \u00e9murent si profond\u00e9ment l\u2019assistance que les larmes coul\u00e8rent de leurs yeux. Le roi d\u2019Ethiopie refusa d\u2019extrader les r\u00e9fugi\u00e9s ; il rendit aux d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s de La Mecque leurs cadeaux et donna l\u2019ordre de faciliter l\u2019installation des Musulmans exil\u00e9s. Apr\u00e8s cet \u00e9chec, les infid\u00e8les de la Mecque conclurent le pacte de rompre les relations, \u00e0 tous les niveaux avec les Bani-H\u00e2chem, parents ou partisans de Mohammad ; apr\u00e8s avoir fait signer ce pacte aux habitants, les ennemis du Proph\u00e8te le d\u00e9pos\u00e8rent dans la Ka\u2019aba. Bani-H\u00e2chem, qui accompagnait Mohammad, se trouva oblig\u00e9 de partir avec les siens de La Mecque pour se r\u00e9fugier en signe de protestation dans une vall\u00e9e, connue sous le nom de d\u00e9fil\u00e9 d\u2019Abi T\u00e2lib. L\u00e0, ils v\u00e9curent dans les conditions difficiles, n\u2019osant sortir du d\u00e9fil\u00e9, supportant la chaleur torride et les lamentations de leurs femmes et enfants. Trois ans apr\u00e8s, les infid\u00e8les renonc\u00e8rent \u00e0 leur pacte, d\u2019autant plus que ce texte avait disparu de la Ka\u2019aba et que les tribus de la r\u00e9gion reprochaient leur attitude vis-\u00e0-vis de Bani-H\u00e2chem et des siens ; ces derniers purent donc mettre un terme \u00e0 leur asile dans la vall\u00e9e.<\/p>\n<p>Cependant, c\u2019est \u00e0 cette \u00e9poque que deux grands malheurs vont toucher le Proph\u00e8te et sa communaut\u00e9 : Abou T\u00e2lib, le seul protecteur de Mohammad, et Khadija, sa douce \u00e9pouse, meurent (620). Avec la disparition de ses deux puissants soutiens, l\u2019existence du Proph\u00e8te va redevenir difficile ; il n\u2019ose se montrer en public, de peur d\u2019\u00eatre attaqu\u00e9 par ses ennemis qui le guettent.<\/p>\n<h2>Le voyage \u00e0 T\u00e2\u2019\u00e9f<\/h2>\n<p>L\u2019ann\u00e9e o\u00f9 le noble Proph\u00e8te et Bani-H\u00e2chem sortirent du d\u00e9fil\u00e9 d\u2019Abou T\u00e2lib \u00e9tait la treizi\u00e8me ann\u00e9e du commencement de la mission (b\u00e9\u2019\u00e7at).C\u2019est le moment que choisit le noble Proph\u00e8te pour faire un petit voyage \u00e0 T\u00e2\u2019\u00e9f \u2013 ville situ\u00e9e \u00e0 environ cent kilom\u00e8tres de La Mecque \u2013 et inviter les habitants \u00e0 se convertir \u00e0 l\u2019Islam ; mais, les ignares et les gredins de la ville se ru\u00e8rent sur le messager de Dieu, l\u2019injuri\u00e8rent et le lapid\u00e8rent, l\u2019obligeant \u00e0 fuir. De retour \u00e0 la Mecque, Mohammad pr\u00e9f\u00e9ra se cacher de la population hostile ; d\u2019ailleurs, les dignitaires de la Mecque, trouvant les conditions favorables, avaient d\u00e9cid\u00e9, au cours d\u2019une r\u00e9union secr\u00e8te \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e de se d\u00e9barrasser du Proph\u00e8te : ils avaient convenu de choisir un homme dans chacune des tribus arabes pour l\u2019assassiner ; en effet, en faisant participer toutes les tribus au meurtre de Mohammad, m\u00eame le clan de Bani-H\u00e2chem ne pouvait recourir \u00e0 la loi du talion contre les meurtriers car l\u2019un de ses membres appartenait au groupe des assassins. Le projet fut appliqu\u00e9 et pr\u00e8s de quarante volontaires choisis parmi les diverses tribus arabes encercl\u00e8rent, en pleine nuit, la demeure du Proph\u00e8te ; ils devaient \u00e0 l\u2019aube attaquer la maison et massacrer Mohammad. Pourtant la volont\u00e9 de Dieu fut autre et le projet \u00e9choua piteusement ; le Seigneur r\u00e9v\u00e9la au Proph\u00e8te le complot qui se fomentait contre lui et lui ordonna de quitter La Mecque en pleine nuit pour s\u2019exiler \u00e0 M\u00e9dine. Le Proph\u00e8te mit au courant \u2019Ali et lui commanda de dormir \u00e0 sa place ; apr\u00e8s avoir fait ses derni\u00e8res recommandations, Mohammad sortit de sa demeure et se perdit dans la nuit ; en cours de route, il rencontra Abou Bakr qu\u2019il emm\u00e8nera avec lui \u00e0 M\u00e9dine.<\/p>\n<p>Notons que certains notables de M\u00e9dine, avant l\u2019exil de Mohammad, l\u2019avaient rencontr\u00e9 \u00e0 La Mecque ; ayant bien accueilli son message c\u00e9leste, ils lui avaient promis de le soutenir fermement s\u2019il venait un jour \u00e0 M\u00e9dine.<\/p>\n<h2>L\u2019exil du Proph\u00e8te \u00e0 M\u00e9dine<\/h2>\n<p>Fuyant ses assassins, le Proph\u00e8te bien-aim\u00e9 se rend donc en pleine nuit dans une grotte de la montagne Gar\u00e9-ssor avoisinant La Mecque ; apr\u00e8s s\u2019\u00eatre cach\u00e9 trois jours dans la grotte, il poursuit son voyage jusqu\u2019\u00e0 M\u00e9dine o\u00f9 la population l\u2019accueille chaleureusement. Pendant ce temps, les assaillants qui encerclaient la maison du Proph\u00e8te donnent finalement l\u2019assaut et se retrouvant face \u00e0 \u2019Ali qui somnolait \u00e0 la place du Proph\u00e8te ; surpris et d\u00e9sempar\u00e9s, on les informe que Mohammad est sorti de La Mecque ; les quarante agresseurs se ruent hors de la ville mais, toutes leurs recherches demeurent vaines.<\/p>\n<p>Le Proph\u00e8te s\u2019installe \u00e0 M\u00e9dine o\u00f9 les habitants se convertissent \u00e0 l\u2019Islam et assurent la protection de leur guide. M\u00e9dine devient une ville islamique et prend le nom de ville du Proph\u00e8te (m\u00e9dina-al-ra\u00e7oul) au lieu de Yathrib, d\u00e9signation traditionnelle. Dans la premi\u00e8re ville de l\u2019Islam, pr\u00e8s du tiers des habitants \u00e9taient des hypocrites, des faux fuyants, qui faisaient semblant de croire \u00e0 la religion musulmane, de peur du reste de la population arabe.<\/p>\n<p>Le soleil de l\u2019Islam commen\u00e7a \u00e0 briller dans le ciel clair de M\u00e9dine ; l\u2019\u00e9tat de guerre qui s\u2019\u00e9tait \u00e9tabli depuis des ann\u00e9es entre les deux grandes tribus des Aws et Khazaradj prit fin. Avec le retour de la paix, les croyants de M\u00e9dine se rassembl\u00e8rent autour du foyer de la proph\u00e9tie. Peu \u00e0 peu, les tribus et clans de la r\u00e9gion se convertirent \u00e0 l\u2019Islam et, les commandements divins r\u00e9v\u00e9l\u00e9s se r\u00e9alisaient successivement. Chaque jour, une des racines de la corruption et du mal \u00e9tait an\u00e9antie, laissant sa place \u00e0 la vertu et au bien. Les partisans du Proph\u00e8te qui \u00e9taient demeur\u00e9s \u00e0 La Mecque vinrent bient\u00f4t rejoindre leurs coreligionnaires car, ils ne pouvaient plus supporter les pressions et exactions des infid\u00e8les Mecquois. Les gens de M\u00e9dine les accueillirent chaleureusement. Ces exil\u00e9s de la Mecque venus se r\u00e9fugier \u00e0 M\u00e9dine furent appel\u00e9s les \u201cmoh\u00e2djerin\u201d (\u00e9migr\u00e9s) et les Musulmans de M\u00e9dine les \u201cansar\u201d (auxiliaires).<\/p>\n<p>I1 y avait alors de nombreuses tribus juives \u00e0 M\u00e9dine, et aux environs, \u00e0 Fadak, \u00e0 Kheybar ; leurs savants et docteurs annon\u00e7aient continuellement aux arabes de M\u00e9dine la nouvelle du commencement de la mission (b\u00e9\u2019\u00e7at) effectu\u00e9 par le Proph\u00e8te de l\u2019Islam. Cependant, quand, apr\u00e8s l\u2019exil de Mohammad, elles furent appel\u00e9es \u00e0 rejoindre les rangs des Musulmans, ces tribus refus\u00e8rent de se convertir. Finalement, un pacte de non-agression fut scell\u00e9 entre l\u2019Islam et les Juifs. L\u2019expansion rapide de l\u2019Islam avait accentu\u00e9 l\u2019hostilit\u00e9 des infid\u00e8les de La Mecque. Ces derniers cherchaient un pr\u00e9texte pour disperser la communaut\u00e9 des Musulmans. De leur c\u00f4t\u00e9, les partisans de Mohammad, notamment les \u00e9migr\u00e9s de La Mecque, attendaient impatiemment un ordre divin pour en finir avec ces m\u00e9cr\u00e9ants et sauver les femmes, vieillards et enfants qu\u2019ils avaient d\u00fb laisser \u00e0 la Mecque.<\/p>\n<p>La \u201cbataille de Badr\u201d\u201d, en l\u2019an 2 de l\u2019h\u00e9gire, est la premi\u00e8re guerre opposant les Musulmans de M\u00e9dine aux infid\u00e8les de La Mecque ; au cours de ce combat qui s\u2019engage dans la plaine de Badr \u2013 situ\u00e9e entre les deux villes -, les Musulmans mal \u00e9quip\u00e9s et en nombre inf\u00e9rieur \u2013 trois fois moins que les Mecquois \u2013 affrontent mille infid\u00e8les arm\u00e9s jusqu\u2019aux dents. Gr\u00e2ce \u00e0 la Providence, la victoire revient aux Musulmans qui d\u00e9font compl\u00e8tement les infid\u00e8les ; ces derniers ont d\u2019\u00e9normes pertes tant en hommes \u2013 morts, bless\u00e9s ou prisonniers \u2013 qu\u2019en mat\u00e9riel de guerre. Apr\u00e8s cette terrible d\u00e9faite, les rescap\u00e9s fuient vers La Mecque. On raconte que les infid\u00e8les laiss\u00e8rent sur le champ de bataille pr\u00e8s de soixante dix cadavres \u2013 dont la moiti\u00e9 d\u2019entre eux avait \u00e9t\u00e9 tu\u00e9e par le sabre d\u2019Ali \u2013 et plus de soixante-dix prisonniers.<\/p>\n<p>La &lt;&gt;, en l\u2019an 3 de l\u2019h\u00e9gire, oppose encore les Mecquois dirig\u00e9s par Abou Sofian aux croyants de M\u00e9dine ; au cours de ce combat qui se d\u00e9roule dans la plaine d\u2019Ohod \u2013 situ\u00e9e pr\u00e8s de M\u00e9dine \u2013 trois mille Mecquois affrontent sept cents Musulmans. Au d\u00e9but, les forces du Proph\u00e8te ont l\u2019avantage mais, une s\u00e9rie d\u2019erreurs provoque leur encerclement puis leur d\u00e9faite. Les pertes musulmanes sont lourdes : l\u2019oncle du Proph\u00e8te, Hamza, meurt en martyr avec pr\u00e8s de soixante-dix hommes, la plupart des &lt;&gt; ; Mohammad est bless\u00e9 au front et a une dent bris\u00e9e ; d\u2019ailleurs, c\u2019est l\u2019agresseur du Proph\u00e8te qui, ayant frapp\u00e9 l\u2019\u00e9paule de ce dernier, a cri\u00e9 : \u201cJ\u2019ai tu\u00e9 Mohammad\u201d et a sem\u00e9 ainsi la panique parmi les Musulmans. Seuls \u2019Ali et quelques autres dirigent courageusement cette r\u00e9sistance acharn\u00e9e, qui continue jusqu\u2019\u00e0 la tomb\u00e9e du jour, entra\u00eenant le regroupement des Musulmans qui avaient fui \u00e0 l\u2019annonce de la mort de leur chef. Mais, l\u2019arm\u00e9e d\u2019Abou Sofian pr\u00e9f\u00e8re se contenter de cette victoire partielle ; elle d\u00e9laisse le champ de bataille et le dernier carr\u00e9 des forces musulmanes, pour aller clamer son triomphe aux gens de La Mecque ; en cours de route, certains, regrettant de n\u2019avoir pas poursuivi leur avantage jusqu\u2019au bout \u2013 c\u2019est -\u00e0- dire, de n\u2019avoir ni captur\u00e9 les femmes et les enfants des Musulmans, ni pill\u00e9 leurs biens -, proposent de retourner vers M\u00e9dine ; toutefois, on leur apprend que les troupes musulmanes sont \u00e0 leur poursuite et ils pr\u00e9f\u00e8rent rentrer pr\u00e9cipitamment chez eux ; d\u2019ailleurs, la nouvelle \u00e9tait bien fond\u00e9e car, le Proph\u00e8te avait, sur ordre de Dieu, charg\u00e9 \u2019Ali de poursuivre les infid\u00e8les.<\/p>\n<p>Bien que les Musulmans subirent de lourdes pertes dans cette bataille, les effets de cette d\u00e9faite leur furent b\u00e9n\u00e9fiques ; en effet, ils tir\u00e8rent la le\u00e7on de cette guerre qu\u2019ils avaient perdue parce qu\u2019ils n\u2019avaient pas suivi les ordres du Proph\u00e8te.<\/p>\n<p>Les deux arm\u00e9es s \u00e9taient promis, \u00e0 la fin de la bataille, de se retrouver l\u2019ann\u00e9e suivante au m\u00eame endroit, \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque. Le Proph\u00e8te et ses hommes se pr\u00e9sent\u00e8rent au moment convenu mais, les forces des infid\u00e8les \u00e9vit\u00e8rent l\u2019affrontement.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la guerre de Badr, les Musulmans s\u2019organis\u00e8rent d\u2019une meilleure fa\u00e7on et l\u2019Islam se propagea dans toute la p\u00e9ninsule arabique ; sauf la r\u00e9gion de La Mecque et de T\u00e2\u2019\u00e9f qui rest\u00e8rent imperm\u00e9ables \u00e0 la nouvelle religion.<\/p>\n<p>La \u201cbataille du Khandakh (foss\u00e9)\u201d est la troisi\u00e8me guerre qui oppose les infid\u00e8les de La Mecque aux partisans du Proph\u00e8te ; dans ce dur combat, les infid\u00e8les avaient engag\u00e9 toutes leurs forces pour an\u00e9antir les Musulmans. Cette bataille du \u201cfoss\u00e9\u201d ou \u201cguerre des factions\u201d est entr\u00e9e dans l\u2019histoire de 1\u2019Islam.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la bataille d\u2019Ohod, Abou Sofian et les dirigeants de La Mecque avaient cru avoir port\u00e9 un coup d\u00e9cisif \u00e0 l\u2019Islam. Pour parfaire leur victoire, ils excitaient les tribus arabes contre Mohammad et attisaient l\u2019hostilit\u00e9 des Juifs. Ces derniers, qui avaient conclu, avec les Musulmans un pacte de non agression, finirent par violer leurs promesses en soutenant les infid\u00e8les. C\u2019est pourquoi, en l\u2019an 5 de l\u2019h\u00e9gire, une puissante arm\u00e9e, compos\u00e9e de la tribu de Qoreysh, des clans arabes et juifs, attaqua la ville de M\u00e9dine. Le Proph\u00e8te qui avait \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 de l\u2019attaque ennemie demanda l\u2019avis de ses compagnons.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir d\u00e9lib\u00e9r\u00e9, on suivit la proposition d\u2019un des compagnons, Salm\u00e2n le Persan ; on fit creuser autour de la ville un foss\u00e9 d\u00e9fensif, une tranch\u00e9e fortifi\u00e9e. Lorsque les troupes d\u2019Abou Sofian parvinrent aux portes de M\u00e9dine elles ne purent franchir le foss\u00e9 ; elles entreprirent de faire le si\u00e8ge de la ville mais, le vent, le froid, la fatigue et la discorde entre les clans arabes et juifs oblig\u00e8rent bient\u00f4t les assi\u00e9geants \u00e0 abandonner la partie. C\u2019est au cours de cette guerre que le plus prestigieux chevalier arabe \u2019Amro Ibn Abdwoud est tu\u00e9 par le noble et puissant \u2019Ali. Les guerres qui suivent la bataille du foss\u00e9 opposeront les Musulmans aux Juifs ; ceux-ci n\u2019ayant pas respect\u00e9 le pacte de non-agression, s\u2019\u00e9tant ralli\u00e9s perfidement aux infid\u00e8les de La Mecque, le Proph\u00e8te infligea, sur ordre de Dieu, une s\u00e9v\u00e8re punition aux Juifs de M\u00e9dine. Dans les divers affrontements les Musulmans sortiront victorieux, notamment \u00e0 Kheybar o\u00f9, pourtant, les Juifs poss\u00e9daient des fortifications solides, des soldats aguerris, des \u00e9quipements militaires. Lors de la prise de ch\u00e2teau de Kheybar, le vaillant \u2019Ali joua un r\u00f4le d\u00e9terminant : apr\u00e8s avoir tu\u00e9 le c\u00e9l\u00e8bre champion juif Marhab et dispers\u00e9 les soldats ennemis, \u2019Ali d\u00e9fonce la porte de la forteresse envahie par les guerriers de l\u2019islam et fait flotter le drapeau de la foi musulmane sur les donjons de la plate-forme. Avec ces guerres qui se terminent en l\u2019an 5 de l\u2019h\u00e9gire, les Juifs du Hedjaz eurent leurs comptes r\u00e9gl\u00e9s.<\/p>\n<h2>L\u2019appel de l\u2019Islam aux princes et rois<\/h2>\n<p>Le Proph\u00e8te de l\u2019islam s\u2019installa \u00e0 M\u00e9dine o\u00f9 la plupart des Musulmans maltrait\u00e9s de La Mecque vinrent le rejoindre, accueillis avec chaleur par les \u201cans\u00e2rs\u201d de la ville. C\u2019est \u00e0 M\u00e9dine que Mohammad fit construire la mosqu\u00e9e d\u2019A1-nabi (du proph\u00e8te) ; d\u2019autres mosqu\u00e9es s\u2019\u00e9difi\u00e8rent peu \u00e0 peu et divers \u00e9missaires all\u00e8rent pr\u00eacher la bonne parole aux alentours ; des trait\u00e9s furent conclus avec les clans arabes ou juifs vivant \u00e0 M\u00e9dine o\u00f9 dans la r\u00e9gion.<\/p>\n<p>En l\u2019an 6 de l\u2019h\u00e9gire, le Proph\u00e8te envoya des lettres aux rois et sultans de pays tels que le Shah d\u2019Iran, le C\u00e9sar de Rome, le Kh\u00e9dive d\u2019Egypte et le N\u00e9gus d\u2019Abyssinie.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s quelque temps, les infid\u00e8les de La Mecque ayant \u00e0 nouveau rompu les clauses du trait\u00e9, le Proph\u00e8te d\u00e9cida de conqu\u00e9rir La Mecque, En l\u2019an 8 de l\u2019h\u00e9gire, il lance dix mille de ses guerriers sur la ville qui est conquise sans effusion de sang ; les idoles de la Ka\u2019aba sont bris\u00e9es et tous les habitants de La Mecque se convertissent \u00e0 l\u2019Islam ; les dirigeants de la ville qui, pendant vingt ans, s\u2019\u00e9taient si violemment oppos\u00e9s \u00e0 Mohammad et \u00e0 ses adeptes furent appel\u00e9s et pardonn\u00e9s par le Proph\u00e8te.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la conqu\u00eate de La Mecque, le Proph\u00e8te commen\u00e7a \u00e0 nettoyer les environs des derniers Arabes idol\u00e2tres. L\u2019une de ces op\u00e9rations de nettoyage devint la \u201cbataille de Honayn\u201d, un des combats les plus importants du Proph\u00e8te ; dans la vall\u00e9e de Honayn \u2013 situ\u00e9e \u00e0 une journ\u00e9e au sud de La Mecque -, douze mille combattants musulmans affront\u00e8rent des milliers de cavaliers de la tribu Haw\u00e2zen ; la bataille fut terrible et d\u00e8s le d\u00e9but, les Haw\u00e2zen prirent un tel avantage que, mis \u00e0 part \u2019Ali qui tenait l\u2019\u00e9tendard de l\u2019Islam aux cot\u00e9s de Mohammad et quelques braves, les troupes musulmans battaient en retraite.<\/p>\n<p>Heureusement, quelques heures apr\u00e8s, d\u2019abord les \u201cans\u00e2r\u201d puis, les autres Musulmans, reprenaient leurs postes et chargeaient l\u2019ennemi victorieusement. Au cours de cette guerre, tous les cinq mille prisonniers captur\u00e9s par les forces de l\u2019Islam furent lib\u00e9r\u00e9s sur ordre de Mohammad. Le Proph\u00e8te remboursa en argent ceux qui n\u2019avaient pas appr\u00e9ci\u00e9 la lib\u00e9ration de leurs prisonniers.<\/p>\n<p>L\u2019exp\u00e9dition de Tabouk fut entreprise en l\u2019an 9 de l\u2019h\u00e9gire ; Mohammad envoie ses troupes aux fronti\u00e8res du Hedjaz et Sh\u00e2m \u00e0 Tabouk, car le bruit court que les Romains y ont concentr\u00e9 des forces ; un premier affrontement a lieu \u00e0 Mouteh, o\u00f9 des chefs renomm\u00e9s tels Dja\u2019afar Ibn Abi T\u00e2lib, Zayd Ibn H\u00e2rith, Abdullah Ibn Raw\u00e2h tombent en martyr sous les fl\u00e8ches des soldats de C\u00e9sar. Lorsque les 30.000 hommes du Proph\u00e8te atteignent Tabouk, l\u2019ennemi a d\u00e9sert\u00e9 l\u2019endroit ; les forces musulmanes y restent trois jours et apr\u00e8s avoir nettoy\u00e9 la r\u00e9gion, regagnent M\u00e9dine.<\/p>\n<p>Au cours des dix ann\u00e9es de s\u00e9jour \u00e0 M\u00e9dine, le Proph\u00e8te prit part \u2013 outre les batailles pr\u00e9cit\u00e9es \u2013 \u00e0 quelque quatre-vingt batailles, dont une vingtaine, de fa\u00e7on personnelle. Quand il \u00e9tait sur le champ de bataille, Mohammad ne se comportait pas comme la plupart des chefs de guerre ; c\u2019est-\u00e0-dire, il ne donnait pas des ordres de massacre \u00e0 partir d\u2019un abri ; il affrontait l\u2019ennemi aux cot\u00e9s de ses hommes. Toutefois, jamais il ne se r\u00e9jouit de la mort de quelqu\u2019un. Avec la prise de La Mecque, l\u2019Islam dominait totalement la p\u00e9ninsule arabique ; la ville o\u00f9 se trouvait la Ka\u2019aba fut conquise en l\u2019an 8 de l\u2019h\u00e9gire par les troupes islamiques. Apr\u00e8s La Mecque, T\u00e2\u2019ef tomba rapidement aux mains des Musulmans.<\/p>\n<p>C\u2019est en l\u2019an 10 de l\u2019h\u00e9gire que le Proph\u00e8te effectuant le p\u00e8lerinage de l\u2019adieu \u2013 c\u2019est-\u00e0-dire, son dernier p\u00e8lerinage \u2013 se rendit \u00e0 La Mecque. Apr\u00e8s y avoir c\u00e9l\u00e9br\u00e9 les c\u00e9r\u00e9monies relatives et donn\u00e9 ses derni\u00e8res instructions aux gens, il rentra \u00e0 M\u00e9dine. Au cours du retour, il fit arr\u00eater sa caravane pr\u00e8s de l\u2019\u00e9tang de Khom (ghadir Khom) ; l\u00e0, devant pr\u00e8s de 120.000 p\u00e8lerins venus des divers points de la p\u00e9ninsule, le Proph\u00e8te leva la main d\u201dAli et le pr\u00e9senta comme son successeur.<\/p>\n<p>Cette intervention de Mohammad r\u00e9solut la question du gouvernement de la soci\u00e9t\u00e9 islamique ; c\u2019est-\u00e0-dire elle d\u00e9signa celui qui devait \u00eatre charg\u00e9 du gouvernorat des Musulmans, du maintien du Livre, de la tradition, des lois et de l\u2019orientation religieuse : &lt;&gt;(Coran, V, 67).<\/p>\n<p>Quelque temps apr\u00e8s son dernier p\u00e8lerinage \u00e0 la Mecque, le Proph\u00e8te d\u00e9c\u00e9dait.<\/p>\n<h2>L\u2019installation du Proph\u00e8te \u00e0 M\u00e9dine et l\u2019expansion musulmane<\/h2>\n<p>L\u2019appel lanc\u00e9 \u00e0 M\u00e9dine par le Proph\u00e8te fut entendu ; de tous les coins, de toutes les tribus on accourut pour se convertir \u00e0 l\u2019Islam. En dix ans \u2013 dur\u00e9e du s\u00e9jour de Mohammad \u00e0 M\u00e9dine \u2013 la nouvelle religion s\u2019empara enti\u00e8rement de la p\u00e9ninsule arabique. Au cours de cette dizaine d\u2019ann\u00e9es, le Proph\u00e8te ne se pr\u00e9occupa que de sa mission ; sans le moindre r\u00e9pit, il instruisait les hommes leur enseignant les r\u00e8gles, les normes musulmanes, les commandements divins r\u00e9v\u00e9l\u00e9s ; il r\u00e9pondait \u00e0 leurs questions, d\u00e9battant m\u00eame avec les savants et doctes des autres religions, notamment avec les rabbins juifs. I1 dirigeait les affaires de la communaut\u00e9 faisant tourner la roue de leur vie quotidienne. Malgr\u00e9 toutes ses occupations, Mohammad consacrait une part importante de son temps \u00e0 la pri\u00e8re et au culte de Dieu : il je\u00fbnait souvent au cours de l\u2019ann\u00e9e, notamment pendant les mois de rajab, de sha\u2019b\u00e2n, de ramadan , ainsi que de nombreuses autres journ\u00e9es. Parfois, le Proph\u00e8te je\u00fbnait pendant plusieurs jours et nuits successifs, s\u2019occupant de travaux domestiques, gagnant sa vie \u00e0 la sueur de son front.<\/p>\n<p>Le Seigneur Tout-Puissant a r\u00e9sum\u00e9 les \u00e9v\u00e9nements et le cours de ces dix ann\u00e9es : &lt;<\/p>\n<p>Evoquant ce qui distingue la communaut\u00e9 musulmane des autres communaut\u00e9s, le Seigneur d\u00e9clare : \u201cIls commandent le bien et interdisent le mal\u201d (Coran, III, I 10).<\/p>\n<h2>Un aper\u00e7u sur la personnalit\u00e9 morale et spirituelle du Proph\u00e8te<\/h2>\n<p>D\u2019apr\u00e8s les sources historiques les plus s\u00fbres, le Proph\u00e8te v\u00e9n\u00e9r\u00e9 a grandi dans un milieu des plus d\u00e9favorables o\u00f9 r\u00e9gnaient la corruption, le vice et l\u2019ignorance. C\u2019est dans une telle atmosph\u00e8re qu\u2019il passa son enfance et sa jeunesse, sans b\u00e9n\u00e9ficier de la moindre \u00e9ducation ou formation scientifique.<\/p>\n<p>Bien que Mohammad n\u2019ador\u00e2t aucune idole et ne commit aucun acte inhumain, il vivait comme les autres dans ce milieu mis\u00e9rable. Ce contexte qui \u00e9tait loin de pr\u00e9disposer \u00e0 une haute destin\u00e9e allait pourtant faire d\u2019un pauvre orphelin analphab\u00e8te un proph\u00e8te de renom, fait des plus incroyables\u2026<\/p>\n<p>Une nuit, alors qu\u2019il \u00e9tait en pleine d\u00e9votion et pri\u00e8re, sa personnalit\u00e9 subit une mutation profonde : d\u2019obscure elle devint illumin\u00e9e, comme divine ; les id\u00e9es et croyances mill\u00e9naires de la soci\u00e9t\u00e9 humaine devinrent pour lui des superstitions du pass\u00e9 ; les lois et doctrines en cours lui apparurent, \u00e0 juste titre, injustes et tyranniques Unissant le pass\u00e9 \u00e0 l\u2019avenir, il per\u00e7ut parfaitement la voie du bonheur des hommes ; sa vision et sa perception se modifi\u00e8rent enti\u00e8rement, de sorte qu\u2019il ne vit et n\u2019entendit que la v\u00e9rit\u00e9 divine, qu\u2019il ne parl\u00e2t que d\u2019elle. Ainsi, bient\u00f4t, dans un milieu vou\u00e9 au commerce et au profit, retentit un discours c\u00e9leste plein de sagesse ; ce discours, prof\u00e9r\u00e9 par Mohammad, se lan\u00e7ait \u00e0 l\u2019assaut des anciennes croyances et voulait renverser l\u2019ordre traditionnel bas\u00e9 sur l\u2019erreur et l\u2019oppression. Sans se soucier de la puissance des forces et coalitions adverses, l\u2019Envoy\u00e9 s\u2019insurgeait pour r\u00e9former le monde des hommes, pour restaurer la v\u00e9rit\u00e9 divine.<\/p>\n<p>Le Proph\u00e8te diffusa son message, divulgua les v\u00e9rit\u00e9s de l\u2019existence \u00e0 partir de l\u2019existence du Seigneur unique de l\u2019univers. I1 expliqua ce qui caract\u00e9rise la morale sup\u00e9rieure de l\u2019homme, explicitant les particularit\u00e9s morales humaines. I1 montra qu\u2019il avait une conviction totale en ce qu\u2019il pr\u00eachait puisqu\u2019il conjuguait l\u2019agir au dire. I1 apporta aux hommes des principes, des r\u00e8gles \u2013 toute une s\u00e9rie de rites culturels \u2013 qui r\u00e9v\u00e9laient, de la plus belle fa\u00e7on, la soumission de l\u2019homme devant l\u2019immense grandeur de Dieu l\u2019Unique. I1 proposa des lois juridiques et p\u00e9nales bien articul\u00e9es et fond\u00e9es sur l\u2019unicit\u00e9 divine et le respect de la morale humaine.<\/p>\n<p>L\u2019ensemble des lois que le noble Proph\u00e8te a \u00e9tabli \u2013 aussi bien pour le culte que pour les transactions \u2013 englobe un vaste domaine : il touche toutes les activit\u00e9s priv\u00e9es et sociales de l\u2019homme ; il aborde les divers probl\u00e8mes et besoins auxquels se voient confront\u00e9s l\u2019individu actuel ; il \u00e9volue avec le temps.<\/p>\n<p>Pour le Proph\u00e8te, ces lois religieuses sont universelles et \u00e9ternelles ; il consid\u00e8re que l\u2019Islam peut satisfaire tous les besoins mat\u00e9riels et spirituels de la soci\u00e9t\u00e9 humaine et c\u2019est pour assurer leur bonheur que les hommes le choisissent ; il d\u00e9clare lui-m\u00eame : &lt;&gt;.<\/p>\n<p>D\u2019ailleurs, le Proph\u00e8te n\u2019a pas avanc\u00e9 ce propos gratuitement, mais apr\u00e8s avoir bien examin\u00e9 la Cr\u00e9ation du monde humain et pr\u00e9vu son avenir en liaison avec ses prescriptions ; autrement dit, apr\u00e8s avoir d\u2019une part, reconnu l\u2019accord parfait entre ses lois et la constitution physique et mentale de l\u2019homme, et d\u2019autre part, apr\u00e8s avoir tenu compte globalement des changement \u00e0 venir et des bienfaits dont b\u00e9n\u00e9ficiera la soci\u00e9t\u00e9 musulmane, Mohammad a jug\u00e9 que ses lois et prescriptions religieuses \u00e9taient \u00e9ternelles.<\/p>\n<p>Dans les pr\u00e9visions que nous a laiss\u00e9es le Proph\u00e8te \u2013 comme le prouvent des documents indiscutables \u2013 la situation du monde musulman apr\u00e8s sa mort s\u2019y trouve \u00e9voqu\u00e9e.<\/p>\n<p>Toutes ces actions accomplies par l\u2019envoy\u00e9 de Dieu se sont \u00e9tal\u00e9es sur vingt trois ans, dont treize pass\u00e9s \u00e0 supporter les exactions et tortures des infid\u00e8les de La Mecque, et dix \u00e0 guerroyer, \u00e0 combattre tant\u00f4t l\u2019ennemi ext\u00e9rieur, tant\u00f4t l\u2019ennemi int\u00e9rieur \u2013 \u201chypocrites\u201d, saboteurs -, quand il ne s\u2019agissait de g\u00e9rer la vie des Musulmans, de r\u00e9former leurs opinions, leurs croyances, leur morale, leurs activit\u00e9s, de r\u00e9soudre leurs multiples probl\u00e8mes.<\/p>\n<p>Le Proph\u00e8te a parcouru tout ce long chemin gr\u00e2ce \u00e0 une volont\u00e9 inflexible fond\u00e9e sur la v\u00e9rit\u00e9 et visant \u00e0 la restauration de la justice sur terre. Sa conception, pleine de lucidit\u00e9 et de bon sens, ne reconnaissait que la v\u00e9rit\u00e9, rejetait totalement l\u2019erreur et l\u2019injustice, sans faire le moindre cas \u2013 comme les d\u00e9magogues \u2013 des int\u00e9r\u00eats ou des passions des gens. Ainsi Mohammad accepta, de tout c\u0153ur et pour toujours, ce qu\u2019il crut relever de la v\u00e9rit\u00e9 ; il rejeta \u00e0 jamais ce qu\u2019il jugea faux ou empreint d\u2019erreur.<\/p>\n<h2>Une personnalit\u00e9 spirituelle extraordinaire<\/h2>\n<p>Si l\u2019on r\u00e9fl\u00e9chit objectivement et en toute honn\u00eatet\u00e9 sur les propos du chapitre pr\u00e9c\u00e9dent, il ne fait aucun doute que l\u2019apparition d\u2019une telle personnalit\u00e9, dans de telles conditions, rel\u00e8ve de l\u2019inhabituel, du prodigieux et ne peut pas avoir une cause autre que divine. C\u2019est pourquoi, dans le Coran, le Seigneur Tout-Puissant insiste, \u00e0 diverses reprises, sur l\u2019\u00e9tat initial du Proph\u00e8te ; cet illettr\u00e9, cet orphelin, ce pauvre devient, par la gr\u00e2ce du ciel, une personnalit\u00e9 hors du commun :<\/p>\n<p>&lt; (Coran, XCIV, 4).<\/p>\n<p>&lt;&lt;\u2019Tu ne r\u00e9citais aucun Livre avant celui-ci ; tu n\u2019en tra\u00e7ais aucun de ta main\u2026&gt;&gt; (Coran, XXIX, 48).<\/p>\n<p>&lt; (Coran, II, 23).<\/p>\n<h2>La conduite exemplaire du noble Proph\u00e8te<\/h2>\n<p>L\u2019unicit\u00e9 divine (tawhid) constitue le principe fondamental unique sur lequel le Proph\u00e8te a bas\u00e9 et \u00e9difi\u00e9 sa religion ; pour lui, ce principe fonde le bonheur des hommes sur terre. D\u2019apr\u00e8s l\u2019unicit\u00e9 divine, le Seigneur unique est le cr\u00e9ateur originel du monde, l\u2019Etre supr\u00eame digne d\u2019\u00eatre ador\u00e9 et v\u00e9n\u00e9r\u00e9 ; on ne doit se prosterner que devant le Seigneur transcendant. Aussi, la m\u00e9thode qui doit devenir courante dans la soci\u00e9t\u00e9 ne doit reposer que sur la fraternit\u00e9, l\u2019\u00e9galit\u00e9 des hommes et le seul pouvoir absolu qu\u2019il faut reconna\u00eetre, celui de Dieu. La parole divine nous l\u2019affirme : &lt;&gt; (Coran, III, 64).<\/p>\n<p>Sa Saintet\u00e9 Mohammad ne visait qu\u2019\u00e0 propager avec affabilit\u00e9 la religion de l\u2019unicit\u00e9 divine ; il appelait les gens \u00e0 s\u2019y convertir, avan\u00e7ant patiemment ses preuves, r\u00e9pondant de bon c\u0153ur \u00e0 leurs interrogations ; il recommandait \u00e0 ses adeptes et compagnons de suivre sa conduite, comme le lui ordonnait, d\u2019ailleurs, la parole divine : &lt;&gt; (Coran, XII,108).<\/p>\n<p>Le noble Proph\u00e8te se comportait en fr\u00e8re, en \u00e9gal avec tout le monde et dans la mise en \u0153uvre des prescriptions et peines divines il ne faisait aucune discrimination, aucune exception. Pour lui, il n\u2019y avait pas de diff\u00e9rence entre le riche et le pauvre, le parent et l\u2019\u00e9tranger, le faible et le puissant, l\u2019homme et la femme, l\u2019homme blanc et l\u2019homme noir. Chacun avait des droits consacr\u00e9s par les lois religieuses et Mohammad disait : \u201cSi ma fille F\u00e2temeh, que je ch\u00e9ris tant, se mettait \u00e0 voler, je lui couperais la main\u201d .<\/p>\n<p>Personne n\u2019avait le droit de dominer et de contraindre les autres et les gens avaient, dans le cadre de la loi, le maximum de libert\u00e9 (rappelons que la libert\u00e9 n\u2019a de sens que dans le cadre de la loi et, ceci, aussi bien en Islam que dans les autres pays).<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e0 cette m\u00e9thode ax\u00e9e sur la libert\u00e9 et la justice sociale que se r\u00e9l\u00e8re le Seigneur Tout-Puissant, lorsqu\u2019Il pr\u00e9sente Son Proph\u00e8te bien-aim\u00e9 : &lt; (Coran, VlI,157-158).<\/p>\n<p>Autrement dit, le Proph\u00e8te appliquera la m\u00e9thode que le Seigneur Tout-Puissant lui a command\u00e9e.<\/p>\n<p>C\u2019est pourquoi, le noble Proph\u00e8te (que Dieu le b\u00e9nisse) ne revendiqua pour lui-m\u00eame aucun privil\u00e8ge, menant une vie modeste, semblable \u00e0 celle du peuple : il s occupait des travaux domestiques, recevait personnellement les gens, avec bienveillance et simplicit\u00e9 ; il se d\u00e9pla\u00e7ait sans escorte, sans apparat et c\u00e9r\u00e9monial ; quand il acqu\u00e9rait un bien, il ne manquait pas de le partager avec les pauvres, pr\u00e9f\u00e9rant vivre comme les humbles ; il ne n\u00e9gligeait rien dans la d\u00e9fense des droits du peuple mais, en ce qui concerne ses propres droits, il se montrait plein de cl\u00e9mence et de mansu\u00e9tude ; lors de la prise de La Mecque, lorsqu\u2019on lui amena les chefs du clan Qoreyshite \u2013 ceux-l\u00e0 m\u00eames qui l\u2019avaient opprim\u00e9 et accabl\u00e9 depuis l\u2019h\u00e9gire -, il ne leur fit aucun reproche, aucune critique et leur accorda le pardon.<\/p>\n<p>Le noble Proph\u00e8te (que Dieu le b\u00e9nisse) \u00e9tait, de par ses qualit\u00e9s morales et ses vertus, donn\u00e9 en exemple, tant par ses amis que par ses ennemis. Son affabilit\u00e9, son caract\u00e8re sociale, sa longanimit\u00e9, sa modestie, sa gravit\u00e9 \u00e9taient sans pareil. C\u2019est pourquoi le Coran le loue en ces termes : \u201cCertes, tu poss\u00e8des un caract\u00e8re magnanime\u201d<\/p>\n<p>Quand le Proph\u00e8te rencontrait quelqu\u2019un \u2013 m\u00eame lorsqu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un enfant ou d\u2019une femme -, il prenait les devants dans la salutation. Un jour, un de ses compagnons lui demanda de l\u2019autoriser \u00e0 se prosterner devant lui. I1 lui r\u00e9pondit : \u201cQue dis-tu ce sont les mani\u00e8res de C\u00e9sar et du Shah, non celles du Proph\u00e8te et du serviteur de Dieu\u201d qu\u2019il fut charg\u00e9 par le Seigneur de propager la religion et de guider les hommes, le Proph\u00e8te se mit \u00e0 l\u2019\u0153uvre sans le moindre r\u00e9pit ; pendant les treize ann\u00e9es qu\u2019il v\u00e9cut \u00e0 La Mecque (avant l\u2019h\u00e9gire), il ne s\u2019occupa que de propager la foi divine et de v\u00e9n\u00e9rer le Seigneur ; malgr\u00e9 les vicissitudes que lui firent endurer les Arabes infid\u00e8les, il ne manqua pas \u00e0 sa t\u00e2che ; au cours des dix ann\u00e9es qui suivent l\u2019h\u00e9gire, il parvint \u00e0 diffuser l\u2019Islam et ses r\u00e8gles tout en luttant contre les ennemis de la religion, les &lt;<\/p>\n<p>Il s\u2019occupait personnellement des plaintes des gens alors que la conduite et la gestion des affaires de la soci\u00e9t\u00e9 islamique \u2013 c\u2019est-\u00e0-dire, toute la p\u00e9ninsule arabique \u2013 prenait d\u00e9j\u00e0 une grande partie de son temps ; en effet, il d\u00e9sirait r\u00e9soudre les probl\u00e8mes du peuple et garder un contact direct avec les masses. La bravoure et le courage du noble Proph\u00e8te furent sans pareil puisqu\u2019il se dressa tout seul contre les pouvoirs tyranniques existants appelant les gens \u00e0 se soulever contre l\u2019oppression et pour la v\u00e9rit\u00e9 ; il supporta avec t\u00e9nacit\u00e9 les pers\u00e9cutions et les tourments des oppresseurs de l\u2019\u00e9poque, sans jamais perdre courage et renoncer \u00e0 sa mission.<\/p>\n<p>I.e Proph\u00e8te (que Dieu le b\u00e9nisse) soignait minutieusement son hygi\u00e8ne et sa propret\u00e9, consid\u00e9rant la propret\u00e9 comme un signe de la foi ; de plus, il s\u2019habillait avec attention et chaque fois qu\u2019il sortait, il apparaissait tr\u00e8s propre et bien v\u00eatu ; d\u2019ailleurs, il \u00e9tait passionn\u00e9 de parfums. Au cours de sa vie, Mohammad ne changea pas de caract\u00e8re et de nature ; il resta modeste et humble alors qu\u2019il occupait une position exceptionnelle qui lui donnait d\u2019immenses privil\u00e8ges.<\/p>\n<p>Jamais une injure, une fadaise n\u2019emplit la bouche du noble Proph\u00e8te ; jamais on ne le vit ricaner ou se comporter avec l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 et insouciance ; il aimait beaucoup m\u00e9diter et r\u00e9fl\u00e9chir ; toujours dispos\u00e9 \u00e0 entendre les plaintes et critiques des gens, il les \u00e9coutait sans les interrompre puis, leur r\u00e9pondait ; il ne s\u2019opposait pas \u00e0 la libre opinion et chaque fois qu\u2019il r\u00e9v\u00e9lait l\u2019erreur de telle personne, il le faisait en le r\u00e9confortant.<\/p>\n<p>Le Proph\u00e8te (que Dieu le b\u00e9nisse) \u00e9tait tr\u00e8s bon, plein de mansu\u00e9tude, sensible aux souffrances des autres. Toutefois, il \u00e9tait rigoureux dans l\u2019application de la loi divine, ch\u00e2tiant tout d\u00e9linquant, tout coupable, sans faire d\u2019exception : ainsi, deux personnes, accus\u00e9es d\u2019avoir vol\u00e9 les biens d\u2019un compagnon du Proph\u00e8te, furent traduites en justice ; l\u2019une \u00e9tait de religion musulmane, l\u2019autre de refigion juive. Nombre de compagnons du Proph\u00e8te demand\u00e8rent \u00e0 ce dernier de trancher au profit du Musulman et, ainsi, pr\u00e9server l\u2019honneur de la communaut\u00e9 islamique face \u00e0 celle des Juifs, ennemis jur\u00e9s de l\u2019Islam. Mohammad refusa car, il ne cherchait qu\u2019\u00e0 d\u00e9fendra v\u00e9rit\u00e9 et \u00e0 punir le vrai coupable ; aussi, apr\u00e8s avoir entendu les deux accus\u00e9s, il condamna le Musulman.<\/p>\n<p>Avant la bataille de Badr, le Proph\u00e8te passait en revue ses troupes pour s\u2019assurer de leur disposition ; apercevant un soldat sorti du rang, il le fit reculer en lui appuyant le bout de sa canne sur le ventre ; le guerrier lui dit : &lt;<\/p>\n<p>Le Proph\u00e8te lui tendit alors sa canne et d\u00e9nudant son ventre lui r\u00e9pondit :<\/p>\n<p>Le testament du noble Proph\u00e8te aux Musulmans<\/p>\n<p>L\u2019univers humain est condamn\u00e9 \u2013 comme tous les \u00e9l\u00e9ments constituant l\u2019univers existant \u2013 \u00e0 \u00e9voluer, \u00e0 se transformer ; de plus, la nette diff\u00e9rence qu\u2019on constate dans la constitution des \u00eatres humains entra\u00eene des go\u00fbts et des dispositions vari\u00e9s ; aussi, chez la plupart des gens, aussi bien au niveau de l\u2019intelligence et de la compr\u00e9hension, qu\u2019au niveau de la m\u00e9moire et de l\u2019oubli, on constate une grande diversit\u00e9 et divers degr\u00e9s. C\u2019est pourquoi les croyances, les usages et r\u00e8gles qui gouvernent une communaut\u00e9 peuvent rapidement se modifier, se d\u00e9former et dispara\u00eetre ; surtout quand ils ne sont pas enracin\u00e9s et d\u00e9fendus par des gardiens s\u00fbrs\u2026 l\u2019exp\u00e9rience l\u2019a prouv\u00e9. Pour pr\u00e9venir ce danger qui menace toute communaut\u00e9, le noble Proph\u00e8te (que Dieu le b\u00e9nisse) pr\u00e9senta aux hommes les gardiens comp\u00e9tents de cette religion universelle et \u00e9ternelle et leur recommanda le Livre divin et les gens de la Maison (ahl\u00e9 beyt). Comme le relatent successivement les divers sectes islamiques, le noble Proph\u00e8te (que Dieu le b\u00e9nisse, lui et sa famille) aurait dit \u00e0 plusieurs reprises : \u201cO vous, les gens, en v\u00e9rit\u00e9 j\u2019ai laiss\u00e9 parmi vous ce gr\u00e2ce \u00e0 quoi vous ne vous \u00e9garerez pas apr\u00e8s moi si vous vous en saisissez : les deux tr\u00e9sors (ath-thiqlayn), l\u2019un \u00e9tant plus grand que l\u2019autre ; le Livre de Dieu, une corde tendue entre le ciel et la terre, et ma famille, les gens de ma demeure. En v\u00e9rit\u00e9, ces deux-l\u00e0 ne se s\u00e9pareront pas jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019ils viennent me rejoindre au bassin [paradisiaque].\u201d<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Suite de l\u2019usure du temps et des \u00e9v\u00e9nements historiques, le livre, la loi et la personnalit\u00e9 de ces anciens proph\u00e8tes ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9form\u00e9s et cette d\u00e9naturation a quelque peu obscurci l\u2019histoire de leur vie. Ce que l\u2019on sait d\u2019eux repose principalement sur le texte coranique, les propos du Proph\u00e8te et des saints Imams.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3675,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1196],"tags":[126,189],"class_list":["post-3674","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-les-grands-evenements-de-ahl-al-bayt","tag-biographie","tag-prophete","has-post-title","has-post-date","has-post-category","has-post-tag","has-post-comment","has-post-author",""],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/al-mostabserin.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3674","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/al-mostabserin.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/al-mostabserin.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/al-mostabserin.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/al-mostabserin.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3674"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/al-mostabserin.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3674\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3676,"href":"https:\/\/al-mostabserin.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3674\/revisions\/3676"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/al-mostabserin.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3675"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/al-mostabserin.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3674"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/al-mostabserin.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3674"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/al-mostabserin.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3674"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}