Nahju-l-balâgha est une hèritage pour tout le monde (premiere partie):

Imam Ali (p) est le premier imam des chiites. Il a eu beaucoup des vertus morales. Gendre, cousin, et fervent disciple du Prophète Mohammad(pslf), premier Imâm des chiites et quatrième calife de l’islam sunnite, l’Imâm Ali(p) a également laissé une œuvre importante et riche tant du point de vue spirituel que littéraire rassemblée dans Nahju-l-balâgha (en persan : Nahju-l-balâgheh ou « La voie de l’éloquence »), ouvrage reconnu à la fois par les milieux chiites et une partie des écoles sunnites, notamment en ce qu’elle témoigne des extraordinaires richesses lexicales et stylistiques de la langue arabe
Imam Ali(p) est le premier imam des chiites. Il a eu beaucoup des vertus morales.
Cousin, et fervent disciple du Prophète Mohammad(pslf).
Premier Imâm des chiites et quatrième calife de l’islam sunnite.
l’Imâm ’Ali(p) a également laissé une œuvre importante et riche tant du point de vue spirituel que littéraire rassemblée dans Nahju-l-balâgha (en persan : Nahju-l-balâgheh ou « La voie de l’éloquence »), ouvrage reconnu à la fois par les milieux chiites et une partie des écoles sunnites, notamment en ce qu’elle témoigne des extraordinaires richesses lexicales et stylistiques de la langue arabe.
A l’instar des Imâms qui lui ont succédé, Ali a transmis de nombreux enseignements sous formes de sermons, citations et lettres, qui ont été en partie compilés dans Nahju-l-balâgha. Ces écrits sont strictement basés sur le Coran et ce que lui a transmis le Prophète de son vivant.

DE L’IMAM ALI(p) A SON FILS AINE AL – HASSAN (p)
Du père appelé à disparaître, dont la vie est limitée dans le temps et qui est même au crépuscule de la vie, qui se résigne au destin, vivant déjà parmi les morts, et qui demain devra quitter ce monde.
(مِنَ الْوَالِدِ الْفَانِ. الْمُقِرِّ لِلزَّمَانِ، الْمُدْبِرِ الْعُمْرِ، الْمُسْتَسْلِمِ للدهر. الذام لِلدُّنْيَا، السَّاكِنِ مَسَاكِنَ الْمَوْتَى، وَ الظَّاعِنِ عَنْهَا غَداً)

A mon fils qui espère l’irréalisable, et qui est engagé dans la voie de ceux qui ont disparu ou trouvé la mort à la suite d’une maladie, ceux qui furent otages du temps, cibles du malheur, esclaves du monde, victimes des illusions, adversaires et prisonniers de la mort, partenaires des soucis, compagnons des chagrins, sujets aux peines, victimes des désirs et successeurs des morts.
(إِلَى الْمَوْلُودِ الْمُؤَمِّلِ مَا لا يُدْرَكُ، السَّالِكِ سَبِيلَ مَنْ قَدْ هَلَكَ،غَرَضِ الْأَسْقَامِ، وَ رَهِينَةِ الْأَيَّامِ، وَ رَمِيَّةِ الْمَصَائِبِ، وَ عَبْدِ الدُّنْيَا، وَ تَاجِرِ الْغُرُورِ، وَ غَرِيمِ الْمَنَايَا، وَ أَسِيرِ الْمَوْتِ، وَ حَلِيفِ الْهُمُومِ، وَ قَرِينِ الْأَحْزَانِ، وَ نُصُبِ الْآفَاتِ، وَ صَرِيعِ الشَّهَوَاتِ، وَ خَلِيفَةِ الْأَمْوَاتِ.)

Ce que j’ai dégagé comme conclusion de ce monde qui me tourne le dos, des temps qui me sont hostiles, de la fin qui s’approche de moi, tout cela me permet de ne pas parler d’autrui et de ne plus me soucier que de ce qui m’attend.
(أَمَّا بَعْدُ، فَإِنَّ فِيَما تَبَيَّنْتُ مِنْ إِدْبَارِ الدُّنْيَا عَنِّي، وَ جُمُوحِ الدَّهْرِ عَلَىَّ وَ إِقْبَالِ الْآخِرَةِ إِلَيَّ، مَا يَزَعُنِي عَنْ ذِكْرِ مَنْ سِوَاي، وَ الاِهْتَِمامِ بِما وَرَائِي،)

Mes soucis sont tels qu’ils m’ont détourné des soucis des autres, ont accaparé ma pensée, éloigné de moi les désirs. Ils m’ont éclairé sur moi-même, m’ont conduit à un sérieux qui n’admet pas de légèreté, ainsi qu’à une sincérité exempte de mensonge.
(غَيْرَ أَنِّي حَيْثُ تَفَرَّدَ بِي دُونَ هُمُومِ النَّاسِ هَمُّ نَفْسِي، فَصَدَفَنِي رَأْيِي وَ صَرَفَنِي عَنْ هَوَايَ، وَ صَرَّحَ لِي مَحْضُ أَمْرِي، فَأَفْضَى بِي إِلَى جِدٍّ لاَ يَكُونُ فِيهِ لَعِبٌ، وَ صِدْقٍ لاَ يَشُوبُهُ كَذِبٌ.)،

Cependant, je me retrouve partiellement en toi, ou bien mieux je me vois tout en toi au point que si quelque chose te touche je me sens personnellement touché, et que si la mort t’atteint je la sentirai m’atteindre. Je me préoccupe de ce qui peut t’arriver comme une affaire personnelle. Je t’adresse cette missive pour te servir de guide que je sois vivant ou mort.
(وَ وَجَدْتُكَ بَعْضِي، بَلْ وَجَدْتُكَ كُلِّي، حَتَّى كَأَنَّ شَيْئاً لَوْ أَصَابَكَ أَصَابَنِي، وَ كَأَنَّ الْمَوْتَ لَوْ أَتَاكَ أَتَانِي، فَعَنَانِي مِنْ أَمْرِكَ مَا يَعْنِينِي مِنْ أَمْرِ نَفْسِي فَكَتَبْتُ إِلَيْكَ كِتَابِي مُسْتَظْهِراً بِهِ إِنْ أَنَا بَقِيتُ لَكَ أَوْ فَنِيتُ.)

Source:
La vois du l’eloquence/La lettre 31(nahju-l-balaqa)/ Dr. Sayyid Attia Abul Naga